Hématologie et oncologie pédiatrique
Réunion de Concertation multidisciplinaire
Discussion des dossiers chaque jeudi de 8h à 9hAPERÇU

Les cancers du sang, ou leucémies, représentent environ 30 % des cancers de l’enfant. Ils sont suivis par les cancers du système nerveux central (tumeurs du cerveau) et par les cancers des ganglions lymphatiques ou lymphomes.
Certains types de cancers se rencontrent spécifiquement chez l’enfant. Ce sont les blastomes ou tumeurs embryonnaires. Les cellules de l’embryon ont un grand pouvoir de multiplication.
Elles sont au départ peu nombreuses et doivent arriver à construire un organe adulte. Une fois l’organe constitué, les cellules arrêtent de se multiplier. Dans le cas des blastomes, la croissance se poursuit. On décrit ainsi des néphroblastomes, qui se développent à partir des cellules embryonnaires du rein, des hépatoblastomes, qui proviennent des cellules embryonnaires du foie, ou encore des rétinoblastomes, issus des cellules embryonnaires de la rétine. Ces rétinoblastomes sont rares et tous les cas observés dans notre pays sont traités au Centre du Cancer, qui constitue une référence européenne en la matière.
Enfin, les sarcomes, comme les cancers des os, surviennent plutôt chez les adolescents. Ces tumeurs sont traitées en collaboration avec les experts en chirurgie et radiothérapie qui se consacrent également aux tumeurs de l’adulte.
Le cas de chaque jeune patient est discuté lors de réunions multidisciplinaires, auxquelles participent tous les médecins spécialistes impliqués dans le diagnostic et le traitement des tumeurs pédiatriques. Les spécialistes se concertent et décident ensemble du traitement le plus adapté au cas de chaque patient, compte tenu du diagnostic, des standards de soins ainsi que des dernières découvertes scientifiques.
SYMPTOMES
Les symptômes du cancer évoluent rapidement chez l’enfant, soit en quelques semaines. Dans les leucémies, les cellules du sang ne fonctionnent plus normalement. L’altération des globules rouges entraîne pâleur et fatigue, celle des globules blancs provoque des infections répétées, celle des plaquettes entraîne des saignements fréquents et difficiles à contrôler. Par ailleurs, les cellules cancéreuses infiltrent les os, ce qui génère des douleurs dites migratrices dès lors que leur localisation change.
Les symptômes traduisent l’altération de l’organe dans lequel la tumeur se développe : sang dans les urines lorsque le rein est atteint, jaunisse lorsqu’il s’agit du foie, fractures en cas d’atteinte des os …La place occupée par la tumeur peut la rendre visible ou palpable : gonflement dans le cou, palpation d’une masse dans le ventre…La compression provoquée par cette masse peut à son tour générer des symptômes, tels les maux de tête ou les nausées survenant en cas de tumeur au cerveau.
L’évolution rapide des cancers chez l’enfant souligne la nécessité de se tourner sans trop tarder vers un centre de référence, dont l’expérience en la matière est bien établie et disposant des techniques les plus récentes de diagnostic et de traitement.
FACTEURS DE RISQUE
Il existe peu de facteurs qui favorisent l’apparition d’un cancer chez l’enfant. Certaines anomalies génétiques jouent parfois un rôle. Des recherches en cours au sein de notre institution ont notamment pour objectif de mieux cerner les facteurs génétiques qui favorisent l’apparition d’un rétinoblastome.
TRAITEMENT

Des examens d’imagerie très performants, tels que le PET Scan, permettent désormais de mieux définir les caractéristiques de la tumeur. L’imagerie dite fonctionnelle permet par exemple de marquer les cellules qui se multiplient rapidement à différents endroits du corps. Il est aujourd’hui possible de localiser avec une grande précision les limites de la tumeur et de s’assurer que son ablation par un acte chirurgical a été complète.
La chimiothérapie, utilisée dans la plupart des cancers pédiatriques, a gagné en efficacité et est moins toxique. Elle permet aujourd’hui d’obtenir une guérison dans la majorité des cas. De larges études sont constamment entreprises à l’échelon international pour améliorer encore les résultats de la chimiothérapie. Les patients du groupe hemato-onco pédiatrique du Centre du Cancer sont inclus dans ces études contrôlées qui portent sur les médicaments les plus récents. Ils ont accès aux traitements modernes sans devoir se rendre à l’étranger. Les contacts réguliers avec d’autres experts mondiaux, imposés dans le cadre des études, garantissent la qualité des soins.
Dans certaines indications, en fonction du type de tumeurs ou de sa sévérité, une greffe de moelle peut être envisagée. Le service d’hématologie et oncologie pédiatrique bénéficie d’une expérience importante dans ce domaine puisqu’il a été pionnier en matière de greffe dans les maladies du sang. La procédure a lieu au sein d’un service dédié aux enfants et est supervisée par des hémato-oncologues pédiatres. Elle ne nécessite ni transfert dans un service adulte, ni transfert dans une autre institution.
Les effets indésirables associés à la chimiothérapie sont aujourd’hui mieux contrôlés. Des médicaments efficaces permettent de combattre les nausées et les vomissements, de diminuer le risque d’infection. Des traitements par laser destinés à prévenir ou à traiter les irritations de la muqueuse, comme les aphtes, ont été mis au point. Ils diminuent la douleur et accélèrent la cicatrisation.

Enfin, les progrès thérapeutiques sont également liés à l’affinement des techniques chirurgicales de reconstruction et à la possibilité d’administrer la radiothérapie de manière plus ciblée, c‘est-à-dire en détruisant les cellules cancéreuses et en préservant les tissus sains.
ACCOMPAGNEMENT
En dépit des progrès réalisés sur le plan thérapeutique, la découverte d’un cancer chez un enfant est souvent difficile à accepter. Il est donc important que la prise en charge porte non seulement sur les aspects médicaux mais offre également, à l’enfant et à sa famille, un encadrement social et psychologique. L’école à l’hôpital donne la possibilité aux enfants de poursuivre leur scolarité durant leur séjour hospitalier.
(Infos camps de vacances : http://www.campvalentine.be/)
(Infos "Dis-moi globule, c'est quoi ce bidule? Kidscancer.be )

Pourquoi?
Tout simplement pour laisser l'école s'épanouir en dehors des murs de la classe.
Dans cet espace, les saisons s'inscriront : station météo pour regarder où le vent nous mène, sapin de Noël pour illuminer nos regards, les bulbes de printemps et les couleurs, jeux d'eau au soleil, et tout ce que nous ne savons pas encore , et tout ce qui nous reste à découvrir!
Dans cet espace, les relations grandiront et s'enrichiront.
Il suffira de peu de choses. Avec les enfants, glisser le dedans au dehors et découvrir la lumière du jour.
Mettre le chevalet pour y peindre, les tables pour y écrire,...

