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Tumeurs de la peau - Clinique du mélanome

Nos experts pour ce type de tumeur »

 

Réunion de Concertation Multidisciplinaire

    Discussion des dossiers tous les vendredis de 13h à 14h (Tumeurs cutanées
    non mélanomes)
    Discussion des dossiers tous les mardis de 12h30 à 13h30 (Mélanomes cutanés)

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La Clinique du mélanome de l’Institut Roi Albert II prend en charge les patients atteints de tumeurs pigmentées malignes aussi appelées des mélanomes. Il existe différentes formes de mélanome : la plus fréquente est le mélanome de la peau, les autres sont les mélanomes des muqueuses et ceux qui atteignent l’oeil.

 

Plus de 1500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en Belgique. La fréquence du mélanome de la peau est en constante augmentation; et jusqu’il y a peu elle doublait encore tous les 10 ans.  Le mélanome cutané est particulièrement fréquent chez les jeunes adultes.

La pierre angulaire de l’approche diagnostique et thérapeutique optimale du mélanome est la pluridisciplinarité. Dans notre centre, dermatologues, chirurgiens, oncologues et anatomopathologistes se réunissent chaque semaine dans le cadre de réunions pluridisciplinaires. Cette organisation permet de définir, sur base des connaissances actuelles, l’attitude la plus opportune pour chaque patient.

FACTEURS DE RISQUE ET DEPISTAGE


Les principaux facteurs de risque du mélanome sont un grand nombre de « naevi » ou grains de beauté, surtout s’ils sont irréguliers, et l’exposition excessive au soleil, en particulier lors de la petite enfance. Le risque de mélanome est plus élevé quand existent d’autres cas au sein de la famille.

Le mélanome apparaît le plus souvent sur peau saine, mais il peut également se développer à partir d’un « naevus » ou grain de beauté. Pour dépister précocement le mélanome, il est donc conseillé de surveiller l’apparition éventuelle d’un grain de beauté d’aspect un peu inhabituel ou les éventuels changements d’aspect d’un grain de beauté existant. Il est conseillé aux patients à risque de se rendre au moins une fois par an chez le dermatologue afin que ce dernier puisse se livrer à un examen complet.

Notre Clinique du Mélanome organise un dépistage « ciblé », destiné aux familles dans lesquelles un cas est survenu et aux sujets à risque car présentant un grand nombre de grains de beauté ou des lésions pour lesquelles la probabilité d’évolution vers le mélanome est plus élevée.
Cette surveillance a lieu tous les 6 mois par dermoscopie digitalisée. Les photographies des grains de beauté à risque sont enregistrées et comparées au fil du temps.

CONFIRMATION DU DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT


Le diagnostic de mélanome cutané est confirmé par l’examen au microscope de la lésion après son exérèse chirurgicale. Toute lésion suspecte requiert une exérèse rapide. La consultation de la Clinique du Mélanome est organisée de sorte que celle-ci puisse être réalisée immédiatement, sans devoir prendre un nouveau rendez-vous chez le chirurgien.

L’étendue de l’excision, effectuée par un chirurgien plasticien, dépend de l’épaisseur du mélanome. Le concours d’un expert en chirurgie plastique permet de réaliser l’exérèse du mélanome en préservant au mieux l’esthétique.

Le grain de beauté enlevé est ensuite analysé au laboratoire par l’anatomo-pathologiste. Cet examen détermine la nécessité ou non d’effectuer une chirurgie complémentaire.  La majorité des mélanomes sont diagnostiqué à un stade précoce.  Pour certains d’entre eux nous réalisons outre la chirurgie de reprise large, la recherche du « ganglion sentinelle » qui est le premier relais de propagation des cellules tumorales. Si l’analyse du ganglion sentinelle montre qu’il est envahi, il s’agit alors d’un facteur de mauvais pronostic et des traitements complémentaires sont discutés.

La probabilité de guérison du mélanome au stade débutant est très élevée. Le diagnostic précoce est donc prépondérant.

Le mélanome peut récidiver principalement s’il y a un envahissement ganglionnaire. Des études Cliniques avec des médicaments stimulant le système immunitaire ont permis de démontrer que ces nouveaux médicaments augmentent la survie de ces patients. Ces médicaments proviennent de recherches fondamentales et translationnelles pour lesquelles l’Université catholique de Louvain et L’institut Ludwig sont pionnières.

Le traitement du Mélanome métastatique a drastiquement changé ces dernières années permettant d’augmenter la survie de ces patients voire de guérir une partie d’entre eux. A l’aube de ce siècle, nous n’avions que la chimiothérapie. Deux avancées concomitantes ont été réalisées. Premièrement, la découverte de petites molécules inhibant spécifiquement certaines protéines impliquées dans la transduction du signal (les thérapies ciblées). La moitié des mélanomes cutanés expriment une forme mutée de BRAF qui conduit à l’activation permanente des voies de transduction du signal et donc à la prolifération des cellules de mélanome.  Il existe des médicaments à prendre oralement qui bloque cette protéine mutée (inhibiteur BRAF, Vemurafenib et Dabrafenib). Ils agissent très vite en moins d’un mois parfois.  Des résistances à ces médicaments peuvent apparaître et actuellement ils sont associés à d’autres médicaments (inhibiteur MEK, Trametinib et cobimetinib) qui augment leur activité chez un plus grand nombre de malades et pour une durée plus longue.  En plus, la toxicité est moindre.  Les thérapies ciblées BRAF/MEK sont le traitement de première intention des mélanomes cutanés exprimant la mutation BRAF.

La deuxième avancée est l’immunothérapie et notre groupe y a contribué de façon importante. Nous avons tous des lymphocytes capables de reconnaître et de détruire des tumeurs. Nous savons que toutes les tumeurs sont antigéniques et immunogéniques.  Cependant, les lymphocytes anti-tumoraux ne parviennent pas à tuer la tumeur de nombreux patients.  L’analyse des mécanismes de résistance au système immunitaire a permis d’identifier plusieurs mécanismes. L’inhibition des lymphocytes T via l’interaction CTLA-4 et B7 ainsi que celle de PD1 et PD-L1 en sont deux exemples. Des anticorps bloquant ces interactions ont été développés et testés chez des patients atteints de différents cancers avec succès.  L’ipilimumab est un anticorps monoclonal humanisé dirigé contre une protéine appelée CTLA-4. Celle-ci est induite sur les lymphocytes T après leur activation, et bloque cette dernière, agissant comme un feed-back négatif empêchant ces lymphocytes d’être activés trop longtemps, ce qui serait susceptible d’entraîner à la longue des dommages tissulaires ou des réactions auto-immunes. L’inhibition de CTLA-4 par l’Ipilimumab restaure et prolonge l’activation des lymphocytes T. Cet anticorps administré par perfusion induit des réponses cliniques chez des malades atteints de mélanome métastatique et des réponses complètes de longue durée ont été observées.  Le pembrolizumab et le nivolumab sont deux anticorps monoclonaux bloquant l’interaction entre PD-1 et PD-L1.  PD-1 est exprimé sur les lymphocytes T activés au niveau du site tumoral.  L’activation des lymphocytes induit la sécrétion d’interféron qui va conduire à l’expression de PD-L1 sur les tumeurs.  L’interaction de PD-1 et PD-L1 va conduire à l’inactivation des lymphocytes.  Ces deux anticorps vont donc réactiver les lymphocytes anti-tumoraux.  Leur toxicité est nettement moins importante que celle de l’ipilimumab et leur efficacité clinique est supérieure à l’ipilimumab. Les réponses sont durables et certains patients sont toujours en vie plus de 10 ans sans signe d’activité de leur maladie.  Ces résultats montrent que l’immunothérapie pourrait guérir des patients avec un mélanome métastatique. Ces anticorps sont actuellement étudiés et utilisés également dans la prévention de la récidive des mélanomes avec un envahissement ganglionnaire réséqué mais à haut risque de rechute. Dans le cadre d’études cliniques, nous essayons d’améliorer encore ces résultats en combinant différents médicaments modulant le système immunitaire chez les patients atteints d’un mélanome non guéri par la chirurgie.

Le service d’Oncologie médicale des Cliniques universitaires Saint-Luc collabore activement dans le secteur des tumeurs cutanées avec les services d’oncologie des Cliniques Saint-Pierre Ottignies, du Grand Hôpital de Charleroi et du centre hospitalier de Mouscron.

 

Les dépliants de la clinique du mélanome

  • Qu'est-ce que le mélanome
  • Dépistage
  • Soins
  • Informations pratiques
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