Tumeurs de l'appareil urinaire
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
Discussion des dossiers chaque mercredi de 7h30 à 8h30Besoin d'un renseignement?
Les cancers des voies urinaires comprennent principalement le cancer de la prostate, du rein et de la vessie.
LE CANCER DE LA PROSTATE
Aperçu
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Sa croissance est généralement lente et les symptômes ne surviennent parfois qu’après plusieurs décades.
Le risque de cancer de la prostate augmente avec l’âge et lorsque d’autres cas ont été observés dans la famille. En Belgique, le nombre annuel de nouveaux cas est de 9000.
L’attitude thérapeutique la plus appropriée à chaque malade doit être définie à l’issue d’une réflexion impliquant les experts de plusieurs domaines car il n’est pas toujours aisé de prédire l’évolution de ce cancer.
Symptômes et dépistage
Le cancer de la prostate ne provoque généralement pas de symptômes, sauf à un stade avancé où des manifestations urinaires (difficultés pour uriner, besoins fréquents d’uriner) ou osseuses (douleurs dans les os, fractures) peuvent survenir.
Les symptômes étant absents au stade débutant, le diagnostic précoce de la maladie nécessite un dépistage.
Ce dernier comprend, outre la palpation de l’organe par un toucher rectal, une mesure de la concentration du PSA (prostate specfic antigen) dans le sang. Le PSA est spécifique de la prostate mais pas du cancer. En d’autres termes, une augmentation de sa concentration peut être due à une autre maladie de la prostate, comme une infection.
C’est la raison pour laquelle l’utilisation du PSA est tellement contestée. Heureusement de nouveaux tests sont à l’étude, comme par exemple la recherche de cellules cancéreuses dans les urines (Test PCA3), disponible aux Cliniques universitaires Saint Luc (Figure1).

Traitement
Un cancer découvert à l'occasion d'un dépistage n'impose pas toujours un traitement d'emblée. Dans certains cas, la maladie est peu agressive et n'aura pas de conséquences. Dans d'autres, la probabilité d'une évolution rapide est élevée et un traitement est requis dès le diagnostic.
Il convient donc, d'une part de définir l'attitude la plus adéquate en fonction des caractéristiques du cancer qui a été découvert, d'autre part de s'assurer que l'attitude adoptée préservera au mieux la qualité de vie du patient.
A un stade plus avancé, le traitement consiste essentiellement en un traitement anti-hormonal. De nouveaux médicaments sont utilisés dans le cadre d’études menées par notre centre en collaboration avec d’autres centres européens et américains. Des investigations portent sur l’intérêt d’un traitement combinant hormonothérapie et chimiothérapie.

La préservation de la qualité de vie demeure une préoccupation majeure, quel que soit le traitement retenu, et il est donc utile de pouvoir la mesurer de manière fiable. L’ablation de la prostate pratiquée dans les formes localisées de la maladie peut entraîner, outre des troubles sexuels, une incontinence urinaire. L’équipe pluridisciplinaire qui se consacre au cancer de la prostate a élaboré des outils qui permettent de déterminer le risque d’une telle complication, et, si elle venait à survenir, de quantifier son impact sur le bien-être et de la corriger.
L’efficacité de l’hormonothérapie, qui constitue l’essentiel du traitement au stade avancé, est associée à un risque d’effets secondaires tels que des bouffées de chaleur ou une diminution de la puissance sexuelle. Les experts du groupe pluridisciplinaire ont mis sur pied une campagne nationale de communication visant à informer les médecins et quelques 22.000 patients sur les effets de l’hormonothérapie.
LE CANCER DU REIN , DE LA VESSIE ET DU TESTICULE
Le cancer du rein, une tumeur rare, provoque peu de symptômes et est souvent découvert par hasard, à l’occasion d’un examen radiologique. Il peut être favorisé par une prédisposition génétique.
La chirurgie a longtemps constitué la seule arme thérapeutique et demeure l’option de choix lorsque le cancer n’est pas étendu. Elle consiste en une ablation du rein (néphrectomie), généralement partielle car les cancers découverts aujourd’hui sont de petite taille. La néphrectomie partielle est moins lourde que la néphrectomie complète ou radicale et est dès lors mieux tolérée.
L’arrivée de thérapies ciblées, médicaments capables de cibler les mécanismes intimes grâce auxquels le cancer du rein se développe, a constitué une étape marquante dans le traitement de la maladie au stade avancé. Ces traitements sont disponibles dans notre centre.
Le cancer de la vessie se déclare souvent par la présence de sang visible dans les urines. Ce symptôme, qui peut également être observé dans d’autres pathologies, impose une consultation dans les meilleurs délais. Le principal facteur favorisant du cancer de la vessie est le tabagisme.
Ce cancer, un peu plus fréquent que celui du rein, se traite au stade localisé soit par une résection des lésions superficielles, soit par l’ablation de la vessie (cystectomie). En cas de métastases, le traitement constitue en de la chimiothérapie.
Le cancer du testicule est le cancer le plus fréquent chez le jeune adulte. Le taux de guérison est important et nécessite une prise en charge pluridisciplinaire.

Tumeurs de l'appareil locomoteur ou Sarcomes
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
Discussion des dossiers un jeudi sur deux de 17h à 20hBesoin d'un renseignement?
Les sarcomes désignent les cancers qui se développent à partir des os et des tissus de soutien. Ces derniers entourent les os et les organes, et comprennent entre autres les muscles, le cartilage, la graisse ou les vaisseaux.
Les sarcomes sont rares (1% de tous les cancers). Leur approche est complexe et très spécifique et requiert l’expérience de spécialistes du diagnostic (radiologues, pathologistes…) et du traitement (chirurgiens, radiothérapeutes et oncologues médicaux) qui se réunissent lors de réunions multidisciplinaires pour définir le traitement le plus adapté au patient et le plus conforme aux données scientifiques les plus récentes.
Le nombre annuel de tumeurs des os et des tissus de soutien traitées au Centre du Cancer des Cliniques universitaires Saint-Luc avoisine la centaine. Cela représente environ 1/5 des sarcomes pris en charge en Belgique.
L’approche diagnostique des sarcomes est complexe, principalement en raison de la grande variété des localisations et des types de cancers. Les sarcomes constituent en effet un groupe très hétérogène de cancers.
L’hétérogénéité des sarcomes et leur faible fréquence font que le nombre d’équipes ayant pu acquérir l’expérience requise pour les prendre en charge de manière optimale reste limité.
Les sarcomes sont classés en fonction de leur origine : l’ « ostéosarcome » désigne un sarcome développé à partir des os, le « liposarcome » désigne un sarcome développé à partir du tissu graisseux qui entoure l’os et les muscles, le « rhabdomyosarcome » plus fréquent en pédiatrie se développe à partir des muscles striés.
SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC
Les sarcomes se manifestent souvent sous la forme d’une masse, d’une " boule" qui augmente de volume. Cette masse est souvent localisée à la cuisse ou au genou, mais peut apparaître n'importe où dans le corps.
Les ostéosarcomes peuvent entraîner une douleur persistante. Leur présence est révélée par la radiographie réalisée pour déceler l’origine de la douleur. Plus rarement, une fracture peut révéler un sarcome de l'os.
La douleur est plus rarement un signe d’appel pour les autres types de sarcomes. Ils peuvent dans ce cas se manifester par une voussure ou une déformation gênantes. Les masses anormales des tissus mous peuvent être reconnues par échographie pour les localisations superficielles et principalement par la résonance magnétique pour les localisations profondes.
Les causes des sarcomes sont mal connues. Il existe dans certains cas une influence génétique.
Imagerie, examen microscopique et analyse génétique guident la stratégie thérapeutique
La stratégie à suivre lors du traitement est également très délicate. Ainsi, il est généralement nécessaire de confirmer le diagnostic par une biopsie, prélèvement d’un échantillon du tissu anormal destiné à un examen au microscope. Ce dernier permet en outre de préciser le type de sarcome et donc d’orienter le traitement. Une évaluation très précise et très rigoureuse de l’extension de la tumeur par les techniques d’imagerie (radiologie conventionnelle, imagerie par résonance magnétique, scanner, …) permet par ailleurs de préciser et localiser la masse par rapport aux repères anatomiques et d’éviter un geste chirurgical trop mutilant. Cette cartographie de la tumeur est indispensable au bilan d'extension et à la planification de son traitement.

Enfin, l’identification des caractéristiques génétiques des sarcomes se révèle très utile. Elle contribue à mieux définir le type d’atteinte et permet de déterminer le comportement de la tumeur afin d’y adapter l’attitude thérapeutique.
L’analyse génétique est également utile dans l’évaluation du risque d’apparition d’un cancer dans la descendance.
L’examen d’un échantillon de la tumeur au microscope et un bilan d’extension établi par imagerie sont indispensables pour éviter tout risque d’intervention chirurgicale insuffisante ou trop mutilante.
L’identification des caractéristiques génétiques de certains sarcomes permet de prédire leur évolution et d’affiner le traitement.
TRAITEMENT
Une chirurgie très spécifique
La chirurgie constitue la pierre angulaire du traitement. Les actes chirurgicaux posés pour traiter les sarcomes sont relativement complexes dès lors qu’ils combinent ablation du cancer et parfois reconstruction soit par greffes osseuses, soit par prothèses articulaires soit par la combinaison des deux. Cette approche sophistiquée concourt à préserver au mieux la fonction du membre.
Les techniques d’imagerie les plus récentes permettent de choisir dans la banque d’os, la greffe qui sera la plus adaptée pour la reconstruction.
Les progrès réalisés dans le traitement des sarcomes ont considérablement diminué le nombre des amputations : celles-ci ne sont plus nécessaires que dans moins de 5 % des cas.
Radiothérapie et chimiothérapie
La radiothérapie sera indiquée en fonction du type de chirurgie, de la taille, de la localisation ainsi que du grade de la tumeur.
Pour certaines tumeurs, une radiothérapie est parfois programmée en complément de l’acte chirurgical. Elle permet de réaliser un acte chirurgical moins mutilant tout en assurant un taux de contrôle local équivalent.
La chimiothérapie fait également partie des outils thérapeutiques. C’est le traitement de base des tumeurs pédiatriques.
Chez les adultes, la chimiothérapie est plutôt réservée à certains types spécifiques de tumeurs ou aux stades plus avancés.
Dans certains cas, il est cependant nécessaire d’administrer une chimiothérapie avant l’intervention pour faciliter l’ablation chirurgicale de la tumeur. Cette cure de chimiothérapie permet par ailleurs de déterminer la sensibilité du sarcome à la chimiothérapie et d’en tenir compte dans l’élaboration du traitement qui suit la chirurgie.

Epargner au maximum les tissus sains environnants
Les progrès accomplis dans le traitement des sarcomes sont donc multiples. Ils se traduisent par un raffinement de l’approche diagnostique, une meilleure appréciation du comportement de la tumeur, des techniques chirurgicales plus performantes et une optimisation des traitements complémentaires, comme la radiothérapie et la chimiothérapie.
Tumeurs Colo-rectales
Clinique des pathologies tumorales et du rectum
Le traitement du cancer colo-rectal requiert une approche multidisciplinaire, où la mise en commun des savoirs de tous les experts impliqués dans le diagnostic et le traitement du cancer conduit à une véritable synergie et aboutit à un traitement « sur mesure » pour chaque patient. Pour le cancer colo-rectal, cette approche multidisciplinaire est effective depuis plus de 10 ans et est assurée par l’équipe de la Clinique des Pathologies Tumorales du Côlon et du Rectum (CPTCR). Réunion de Concertation Multidisciplinaire
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EPIDEMIOLOGIE
Le nombre annuel de cancers colo-rectaux dépasse les 7.000 cas en Belgique. Le cancer colo-rectal occupe la troisième place par ordre de fréquence chez l’homme, après le cancer du poumon et le cancer de la prostate. Chez la femme,il vient en deuxième position, après le cancer du sein.

Nous prenons en charge près de 200 patients atteints de ce type de tumeur par an. Ce chiffre comprend une cinquantaine de cancers du rectum. Si le terme de cancer « colo-rectal » est souvent utilisé dans le langage courant, il convient, notamment sur le plan thérapeutique, de faire une distinction entre, d’une part le cancer du côlon, d’autre part le cancer du rectum.
Diagnostiqué et traité à un stade précoce, le cancer du côlon guérit dans 95 à 100% des cas. Le dépistage est donc primordial.
FACTEURS DE RISQUE
Certains cancers colo-rectaux surviennent de manière isolée ou « sporadique », chez des sujets qui n’y sont pas réellement prédisposés, d’autres au sein de familles qui présentent une prédisposition génétique.
Les cancers sporadiques se manifestent généralement vers 65 ou 70 ans. Une consommation exagérée de viande rouge ou insuffisante de fibres, un manque d’exercice physique pourraient les favoriser. Des facteurs environnementaux sont également incriminés.
Enfin, il existe un effet favorisant des maladies inflammatoires de l’intestin, comme la maladie de Crohn et la recto-colite ulcéro-hémorragique.
L’évolution du cancer colo-rectal sporadique est lente : plusieurs décades s’écoulent entre son début et l’apparition des premiers symptômes.
La polypose adénomateuse familiale est une maladie précancéreuse héréditaire dans laquelle la mutation d’un gène est transmise d’une génération à l’autre. Cette maladie est responsable d’1 pour cent des cancers colo-rectaux en Belgique. Comme le risque de dégénérescence maligne est de 100%, une chirurgie prophylactique, c-à-d une ablation complète du colon et du rectum avec reconstruction du circuit intestinal, avant l’apparition du cancer s’impose.
Les membres de la CPTCR ont été parmi les premiers à rechercher ces mutations. Ils ont ainsi été à l’origine de la création, dès 1993, du registre national de la polypose, géré par la FAPA (Familial Adenomatous Polyposis Association).
Le cancer colo-rectal héréditaire sans polypose, encore appelé syndrome de Lynch, constitue une autre forme de cancer héréditaire. Il représente 5% des cancers colo-rectaux.
Ces cancers héréditaires surviennent plus précocement que les cancers sporadiques. Ils sont parfois multiples et peuvent toucher d’autres organes. Cela souligne l’intérêt d’un dépistage précoce dans les familles à risque.
L’anomalie génétique responsable de ce cancer a été découverte en 1998 et, dès sa découverte, elle a été recherchée de manière systématique dans toutes les tumeurs du côlon opérées dans notre centre. Cette démarche a permis d’identifier les malades présentant l’anomalie et de réaliser les examens de dépistage nécessaires au sein de leur famille, via les consultations de conseil génétique.

Une partie de l'équipe de la Clinique des Pathologies Tumorales du Côlon et du Rectum
LE DEPISTAGE :
Dans les familles à risque, le dépistage doit débuter avant 50 ans, de préférence à 40 ans ou 10 ans avant la survenue du premier cancer au sein de la famille. Dans ce cas, le dépistage sera d’emblée réalisé par la coloscopie. Cet examen permettant la meilleure détection et le traitement des polypes, nous nous devons de proposer à nos patients un examen de qualité. C'est pourquoi nous adhérons à la charte de qualité de la pratique de la coloscopie de la Communauté Française. Pour en savoir plus, cliquer ici.
Les polypes du côlon sont les lésions à partir desquelles se développent les cancers. Ils sont très rarement symptomatiques. Ces polypes sont enlevés pendant la coloscopie pour empêcher qu’ils ne dégénèrent en cancer.
LES SYMPTOMES
Un changement dans les habitudes de défécation (augmentation inhabituelle de la fréquence des selles, alternance de diarrhées et de constipation…) constitue souvent un des premiers signes de la maladie. Des pertes de sang par l’anus peuvent également être révélatrices. Ces pertes sont parfois importantes mais fréquemment intermittentes et banalisées à tort.
LE TRAITEMENT CHIRURGICAL
La chirurgie reste aujourd’hui encore la pierre angulaire du traitement du cancer colo-rectal. Elle est souvent combinée aux autres outils thérapeutiques que sont la radiothérapie et la chimiothérapie.
Le schéma de soins est discuté lors des réunions de la CPTCR.
Les techniques chirurgicales ont beaucoup progressé. Ainsi, l’approche laparoscopique a révolutionné le traitement chirurgical du cancer du côlon au stade débutant. Elle est pratiquée par l’Unité de Chirurgie Colorectale depuis 1998. Sa validité est actuellement clairement démontrée.
Au cours d’un traitement laparoscopique, le chirurgien visualise le champ opératoire à l’aide d’une caméra reliée à une fibre optique et manipule les instruments introduits à l’intérieur du corps par de petits orifices.
Cette approche permet de respecter l’intégrité corporelle et d’ôter complètement la tumeur en évitant toute mutilation abusive.
Les complications post-opératoires sont moins fréquentes tandis que les conséquences de l’intervention sur le plan esthétique sont très discrètes. La récupération est nettement plus rapide que celle qui est nécessaire après chirurgie conventionnelle. Forte de son expérience de la chirurgie laparoscopique, notre équipe chirurgicale a élaboré le concept de « fast track » visant à diminuer au maximum l’impact de l’acte chirurgical sur le patient avec une durée d’hospitalisation ne dépassant pas trois jours, dans la plupart des cas.
Le traitement chirurgical du cancer du rectum comporte, comme celui du côlon, des aspects très spécifiques. Selon la localisation et l’extension de la tumeur, trois techniques sont utilisées.

Dissection intersphinctérienne partielle
La microchirurgie endoscopique transanale permet de traiter les petites tumeurs du rectum en empruntant les voies naturelles. Elle aussi témoigne des efforts déployés pour recourir à une chirurgie à la fois efficace et très peu invasive.
Le cancer du rectum plus avancé est associé à un risque élevé de récidive locale. Sa chirurgie peut entraîner une altération majeure de la fonction urinaire et de la fonction sexuelle, tant chez la femme que chez l’homme. Il est donc impératif d’opter pour une technique permettant de prévenir ces complications. La technique dite d’ « excision mésorectale totale » conduit à l’excision totale du cancer tout en préservant complètement la fonction urinaire et la fonction sexuelle.
L’équipe chirurgicale de la CPTCR utilise cette technique depuis plus de 10 ans et participe par ailleurs au programme d’enseignement national « PROCARE » permettant à tous les chirurgiens qui le désirent d’acquérir la technique.
Autrefois la chirurgie du rectum entraînait la plupart du temps une amputation du plancher pelvien et de l’anus nécessitant la mise en place d’une poche, aussi appelée stomie. Des techniques très sophistiquées de conservation sphinctérienne poussées à l’extrême et pratiquées dans les centres de référence, permettent aujourd’hui, chez certains patients, de mieux préserver le sphincter anal et d’éviter ainsi au patient les désagréments majeurs de la stomie.
En cas de métastases hépatiques, fréquentes dans ce type de cancer, le cas de chaque patient est discuté conjointement par les spécialistes de la CPTCR et du Groupe Pluridisciplinaire d’Oncologie Hépato-bilio-pancréatique. Pour en savoir plus sur ce groupe pluridisciplianire, cliquez ici.
LA RADIO-CHIMIOTHERAPIE
Les autres outils thérapeutiques utilisés dans le cancer colo-rectal sont la radiothérapie et la chimiothérapie. La radiothérapie n’est utilisée que dans le traitement du cancer du rectum, pas dans celui du cancer du côlon. Elle n’est par ailleurs indiquée qu’en cas de cancer du rectum avancé.
La chimiothérapie peut également s’avérer utile après le traitement chirurgical de certains cancers du rectum ou du côlon.
Des avancées majeures ont été accomplies dans le traitement pharmacologique du cancer colo-rectal. De nouvelles thérapies « ciblées » voient le jour. Elles sont utilisées dans le cadre de vastes études internationales auxquelles prennent part les centres de référence comme notre centre. La majeure partie des traitements se donnent encore par voie intraveineuse en ambulatoire permettant aux patients de ne pas devoir être hospitalisés. Certains médicaments se donnent aussi par voie orale.

Système de drains, capteurs de pression et de température en place pour la chimio-hyperthermie intra-péritonéale à ventre fermé
Enfin, la chimio-hyperthermie intra-péritonéale (CHIP) pour cancer colo-rectal généralisé à l’abdomen illustre elle aussi le fruit d’une approche multidisciplinaire. Elle est utilisée dans certains cancers colo-rectaux généralisés et consiste à administrer localement, après une exérèse complète de tout le tissu tumoral intrapéritonéal, une chimiothérapie chauffée destinée à détruire les cellules cancéreuses qui auraient échappé à la chirurgie.
Ces approches améliorent le pronostic des malades et permettent des guérisons, même à un stade avancé de la maladie.
RECHERCHE
Outre la recherche clinique, notre groupe multidisciplinaire se démarque également par une activité de recherche fondamentale intense.
Deux doctorants travaillent au sein du groupe, l’un sur les mécanismes fondamentaux responsables du développement du cancer colorectal et l’autre, sur les facteurs de risque de récidive de ce cancer, en étroite collaboration avec le Registre National du Cancer, dans le cadre du projet national Procare dans lequel tous les spécialistes de la CPTCR sont largement impliqués.
Tumeurs endocrines et de la glande thyroïde
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
Discussion des dossiers un lundi par mois de 17h30 à 18h30Besoin d'un renseignement?
EPIDEMIOLOGIE
Le cancer de la thyroïde est rare. Son incidence annuelle aux Etats-Unis oscille entre 2,2 et 3,5/1.000. Elle tend à augmenter au cours de ces dernières années, vraisemblablement en raison du raffinement des méthodes de diagnostic, lequel aboutit à la découverte de tumeurs qui passaient autrefois inaperçues.
Le cancer de la thyroïde est plus fréquent chez la femme. Il est favorisé par l’exposition accidentelle aux radiations ionisantes ainsi que par des facteurs génétiques.
La démarche conduisant au diagnostic de cancer de la thyroïde est subtile et la décision de procéder à une intervention chirurgicale est prise au terme d’une réflexion à laquelle participent tous les experts concernés : endocrinologues, radiologues, nucléaristes, pathologistes et, chirurgiens…Cette approche pluridisciplinaire permet de dégager l’attitude la plus appropriée pour chacun des cas discutés.
L’évolution du cancer de la glande thyroïde est lente et son pronostic favorable. Le risque de récidive, principalement dans les 5 à 10 ans, n’est toutefois pas nul de sorte qu’un suivi régulier s’avère nécessaire.

SYMPTOMES
Le cancer de la thyroïde est parfois visible ou palpable : il provoque un léger gonflement, comme une « boule », à la base du cou. Si la maladie est parfois responsable d’une raucité de la voix ou de troubles de la déglutition, elle est toutefois souvent découverte par hasard, lors d’un examen radiographique du cou réalisé pour un autre motif.
DIAGNOSTIC
Le diagnostic repose sur des techniques d’imagerie et sur la cytoponction à l’aiguille fine. L’échographie de la glande thyroïde livre des informations importantes sur les « nodules », de petites tumeurs qui se développent dans la thyroïde mais qui ne correspondent pas forcément à un cancer. L’échographie est donc couplée à la ponction du nodule à l’aide d’une fine aiguille et à une analyse au microscope des cellules ramenées par la ponction. Ces différents examens sont à réaliser avec beaucoup de rigueur, ceci afin de garantir leur fiabilité.
Dans certains cas, le bilan est complété par une scintigraphie. La scintigraphie consiste à injecter, par voie intraveineuse, une très faible quantité de produit radioactif capté par la thyroïde. Un instrument, placé à proximité du cou, détecte les rayonnements émis par le produit. La scintigraphie peut s’avérer utile pour mieux définir les caractéristiques du nodule. Les informations fournies par ces différents examens orientent le choix du traitement.
Les difficultés rencontrées dans l’approche diagnostique et thérapeutique du cancer de la thyroïde ont poussé la communauté scientifique européenne à formuler des recommandations. Les experts du groupe pluridisciplinaire consacré au cancer de la thyroïde ont pris une part active dans l’élaboration de ces textes de consensus. Ils mènent par ailleurs plusieurs recherches sur les facteurs qui influencent l’évolution du cancer thyroïdien. L’identification de ces marqueurs permettrait d’affiner encore l’approche thérapeutique.
L’échographie thyroïdienne, la ponction des nodules, l’examen au microscope du produit de ponction et la scintigraphie sont les principaux examens diagnostiques du cancer de la thyroïde.

Cancer thyroïdien papillaire
TRAITEMENT
Le cancer de la thyroïde est généralement de bon pronostic. L’efficacité du traitement repose d’abord sur une approche chirurgicale performante. La chirurgie de la thyroïde, qui consiste en l’ablation complète de la glande (thyroïdectomie) est délicate eu égard à la proximité des cordes vocales et des glandes parathyroïdes. Les parathyroïdes sont des glandes de petite taille, très proches de la thyroïde, impliquées dans la régulation du calcium et du phosphore dans le sang. La dextérité du chirurgien permet de contrôler les risques potentiels de l’acte chirurgical.
L’administration d’iode radioactif complète souvent l’intervention. L’iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes et l’iode radioactif est capable de détruire les quelques cellules de la thyroïde qui ont échappé à la chirurgie.
Le traitement complémentaire par radio-iode impose des mesures de radioprotection destinées à préserver l’entourage et l’environnement. Il nécessite une chambre d’isolement blindée dans laquelle le malade est hospitalisé durant deux à trois jours.
La chirurgie et l’iode radioactif conduisent généralement à la guérison du cancer. Le suivi, indispensable en raison du risque de récidive, est aisé et repose sur un test très fiable s’il est réalisé correctement, en l’occurrence le dosage de la thyroglobuline dans le sang.
La thyroglobuline est la protéine de stockage des hormones thyroïdiennes. Elle est produite de manière spécifique par les

Après ablation de la thyroïde, il est nécessaire d’instaurer un traitement de substitution en hormones thyroïdiennes.
Le traitement du cancer de la thyroïde continue à faire l’objet de multiples études internationales. La participation à ces études permet de proposer aux patients du Centre du Cancer une approche conforme aux progrès les plus récents.
Hématologie adulte
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
APERÇU

Les leucémies sont caractérisées par une augmentation excessive des globules blancs dans le sang et dans la moelle osseuse, centre de production des cellules sanguines dont le développement normal est entravé. Les lymphomes sont des cancers du système lymphatique impliqué dans la défense de l'organisme, notamment vis-à-vis des infections, et qui comprend, outre la moelle osseuse, les ganglions et différents organes comme la rate.
EPIDEMIOLOGIE
L’incidence annuelle des lymphomes est de 1.200 en Belgique, celle des leucémies aiguës est de 300 et celle des myélomes de 400. Notre service d’hématologie est un centre d’expertise en Belgique.
FACTEURS DE RISQUE
La survenue des cancers du sang est plus fréquente chez les sujets dont l’immunité est diminuée. Elle est également favorisée par l’exposition excessive à certains produits ou par leur manipulation en l’absence de précautions élémentaires. Ces produits sont notamment les pesticides, les insecticides, certains rayonnements, le benzène, divers solvants, et l’essence. Le tabagisme est néfaste pour le sang comme pour d’autres organes. L’influence familiale ou génétique est faible ou absente.
SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC

Saignements excessifs, infections traînantes, pâleur, augmentation de volume d’un ganglion, douleurs dans les os, fracture suite à un traumatisme mineur peuvent être des signes d’appel. Ces signes ne sont toutefois guère spécifiques : on peut les rencontrer dans plusieurs maladies, non-cancéreuses.
Le diagnostic requiert donc des examens complémentaires. La prise de sang permet de déterminer la concentration en globules rouges, en globules blancs et en plaquettes ainsi que de déceler la présence de cellules anormales. Le bilan comprend, au besoin, un examen microscopique de la moelle osseuse ou des ganglions. Ces examens nécessitent une biopsie et conduisent au diagnostic.
Plusieurs recherches sont par ailleurs en cours, qui visent à comprendre mieux encore les mécanismes fins qui déterminent le comportement des cellules hématologiques malignes, dans un constant souci d’optimisation des traitements.
Enfin, le PET-scan peut lui aussi s’avérer utile dans la mise au point. Il s’agit d’une technique d’imagerie de pointe qui permet de préciser, à l’aide d’un marqueur, la localisation et l’activité des ganglions anormaux.
La définition de l’attitude thérapeutique optimale passe par un échange régulier entre les experts qui pratiquent les examens de laboratoire et ceux qui sont spécialisés dans les traitements.

TRAITEMENT
La chimiothérapie est une partie importante du traitement des leucémies et des lymphomes. Le traitement a lieu en partie en hospitalisation, en partie en ambulatoire.
Les spécialistes du Centre du Cancer qui se consacrent aux cancers hématologiques ont été les premiers en Belgique à proposer cette organisation qui évite au patient de trop séjourner à l’hôpital. Cinquante à soixante patients sont aujourd’hui traités quotidiennement en « hôpital de jour ».
La greffe de moelle osseuse et de cellules souches du sang est pratiquée lorsque le traitement conventionnel n’apporte pas un contrôle suffisant de la maladie. La greffe « allogénique » consiste à prélever la moelle saine ou des cellules souches du sang d’un donneur compatible (il s’agit souvent d’un membre de la fratrie) et de l’implanter chez le malade. En cas de greffe « autologue », c’est la moelle du malade qui est prélevée et transfusée après un traitement intensif.
L’équipe pluridisciplinaire consacrée aux cancers hématologiques a été une des premières à recourir à la greffe de moelle osseuse et à la mener à bien. Elle demeure à la pointe dans ce domaine.
Les thérapies « ciblées», comme des perfusions d’anticorps et de nouveaux médicaments utilisés dans certains cancers du sang, sont spécifiques, c’est-à-dire qu’elles ne sont actives que sur les cellules cancéreuses et préservent le reste de l’organisme. Elles constituent une avancée importante car elles procurent un bénéfice tant en efficacité qu’en tolérance. Ces traitements médicamenteux récents font l’objet d’études internationales auxquelles participent les centres de référence, tels que le nôtre.

Toutes ces avancées font que le pronostic des cancers hématologiques s’est considérablement amélioré au cours des dernières décennies. Les traitements actuels permettent de guérir beaucoup de cancers qui ont longtemps été considérés comme mortels.
Certains cancers réagissent toutefois moins aisément au traitement. Des recherches entreprises dans notre centre visent à élucider les mécanismes qui régissent cette résistance au traitement de manière à pouvoir proposer une approche optimale même dans les cas les plus difficiles. Ces études complexes imposent une étroite collaboration entre les chercheurs de laboratoire et les médecins cliniciens.
La collaboration entre les chercheurs de laboratoire et les médecins cliniciens impliqués dans de larges études internationales permet de bénéficier des traitements les plus actuels et les plus performants.
Hématologie et oncologie pédiatrique
Réunion de Concertation multidisciplinaire
Discussion des dossiers chaque jeudi de 8h à 9hAPERÇU

Les cancers du sang, ou leucémies, représentent environ 30 % des cancers de l’enfant. Ils sont suivis par les cancers du système nerveux central (tumeurs du cerveau) et par les cancers des ganglions lymphatiques ou lymphomes.
Certains types de cancers se rencontrent spécifiquement chez l’enfant. Ce sont les blastomes ou tumeurs embryonnaires. Les cellules de l’embryon ont un grand pouvoir de multiplication.
Elles sont au départ peu nombreuses et doivent arriver à construire un organe adulte. Une fois l’organe constitué, les cellules arrêtent de se multiplier. Dans le cas des blastomes, la croissance se poursuit. On décrit ainsi des néphroblastomes, qui se développent à partir des cellules embryonnaires du rein, des hépatoblastomes, qui proviennent des cellules embryonnaires du foie, ou encore des rétinoblastomes, issus des cellules embryonnaires de la rétine. Ces rétinoblastomes sont rares et tous les cas observés dans notre pays sont traités au Centre du Cancer, qui constitue une référence européenne en la matière.
Enfin, les sarcomes, comme les cancers des os, surviennent plutôt chez les adolescents. Ces tumeurs sont traitées en collaboration avec les experts en chirurgie et radiothérapie qui se consacrent également aux tumeurs de l’adulte.
Le cas de chaque jeune patient est discuté lors de réunions multidisciplinaires, auxquelles participent tous les médecins spécialistes impliqués dans le diagnostic et le traitement des tumeurs pédiatriques. Les spécialistes se concertent et décident ensemble du traitement le plus adapté au cas de chaque patient, compte tenu du diagnostic, des standards de soins ainsi que des dernières découvertes scientifiques.
SYMPTOMES
Les symptômes du cancer évoluent rapidement chez l’enfant, soit en quelques semaines. Dans les leucémies, les cellules du sang ne fonctionnent plus normalement. L’altération des globules rouges entraîne pâleur et fatigue, celle des globules blancs provoque des infections répétées, celle des plaquettes entraîne des saignements fréquents et difficiles à contrôler. Par ailleurs, les cellules cancéreuses infiltrent les os, ce qui génère des douleurs dites migratrices dès lors que leur localisation change.
Les symptômes traduisent l’altération de l’organe dans lequel la tumeur se développe : sang dans les urines lorsque le rein est atteint, jaunisse lorsqu’il s’agit du foie, fractures en cas d’atteinte des os …La place occupée par la tumeur peut la rendre visible ou palpable : gonflement dans le cou, palpation d’une masse dans le ventre…La compression provoquée par cette masse peut à son tour générer des symptômes, tels les maux de tête ou les nausées survenant en cas de tumeur au cerveau.
L’évolution rapide des cancers chez l’enfant souligne la nécessité de se tourner sans trop tarder vers un centre de référence, dont l’expérience en la matière est bien établie et disposant des techniques les plus récentes de diagnostic et de traitement.
FACTEURS DE RISQUE
Il existe peu de facteurs qui favorisent l’apparition d’un cancer chez l’enfant. Certaines anomalies génétiques jouent parfois un rôle. Des recherches en cours au sein de notre institution ont notamment pour objectif de mieux cerner les facteurs génétiques qui favorisent l’apparition d’un rétinoblastome.
TRAITEMENT

Des examens d’imagerie très performants, tels que le PET Scan, permettent désormais de mieux définir les caractéristiques de la tumeur. L’imagerie dite fonctionnelle permet par exemple de marquer les cellules qui se multiplient rapidement à différents endroits du corps. Il est aujourd’hui possible de localiser avec une grande précision les limites de la tumeur et de s’assurer que son ablation par un acte chirurgical a été complète.
La chimiothérapie, utilisée dans la plupart des cancers pédiatriques, a gagné en efficacité et est moins toxique. Elle permet aujourd’hui d’obtenir une guérison dans la majorité des cas. De larges études sont constamment entreprises à l’échelon international pour améliorer encore les résultats de la chimiothérapie. Les patients du groupe hemato-onco pédiatrique du Centre du Cancer sont inclus dans ces études contrôlées qui portent sur les médicaments les plus récents. Ils ont accès aux traitements modernes sans devoir se rendre à l’étranger. Les contacts réguliers avec d’autres experts mondiaux, imposés dans le cadre des études, garantissent la qualité des soins.
Dans certaines indications, en fonction du type de tumeurs ou de sa sévérité, une greffe de moelle peut être envisagée. Le service d’hématologie et oncologie pédiatrique bénéficie d’une expérience importante dans ce domaine puisqu’il a été pionnier en matière de greffe dans les maladies du sang. La procédure a lieu au sein d’un service dédié aux enfants et est supervisée par des hémato-oncologues pédiatres. Elle ne nécessite ni transfert dans un service adulte, ni transfert dans une autre institution.
Les effets indésirables associés à la chimiothérapie sont aujourd’hui mieux contrôlés. Des médicaments efficaces permettent de combattre les nausées et les vomissements, de diminuer le risque d’infection. Des traitements par laser destinés à prévenir ou à traiter les irritations de la muqueuse, comme les aphtes, ont été mis au point. Ils diminuent la douleur et accélèrent la cicatrisation.

Enfin, les progrès thérapeutiques sont également liés à l’affinement des techniques chirurgicales de reconstruction et à la possibilité d’administrer la radiothérapie de manière plus ciblée, c‘est-à-dire en détruisant les cellules cancéreuses et en préservant les tissus sains.
ACCOMPAGNEMENT
En dépit des progrès réalisés sur le plan thérapeutique, la découverte d’un cancer chez un enfant est souvent difficile à accepter. Il est donc important que la prise en charge porte non seulement sur les aspects médicaux mais offre également, à l’enfant et à sa famille, un encadrement social et psychologique. L’école à l’hôpital donne la possibilité aux enfants de poursuivre leur scolarité durant leur séjour hospitalier.
(Infos camps de vacances : http://www.campvalentine.be/)
(Infos "Dis-moi globule, c'est quoi ce bidule? Kidscancer.be )

Pourquoi?
Tout simplement pour laisser l'école s'épanouir en dehors des murs de la classe.
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Dans cet espace, les relations grandiront et s'enrichiront.
Il suffira de peu de choses. Avec les enfants, glisser le dedans au dehors et découvrir la lumière du jour.
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Tumeurs hépato-bilio-pancréatiques
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
Discussion des dossiers tous les mardis de 17h à 18hBesoin de renseignements?
APERÇU
Les tumeurs hépato-bilio-pancréatiques comprennent les tumeurs du foie, des voies biliaires et du pancréas. Les cancers du pancréas figurent en troisième position sur la liste de cancers digestifs classés par ordre de fréquence, après le cancer du côlon et de l’estomac. Le nombre de nouveaux cas annuel est de 80.000 en Europe.
Les cancers du foie sont surtout fréquents en Chine, au Japon, en Afrique. En Europe, leur incidence est faible, mais a doublé en 25 ans, principalement à cause de l’épidémie d’hépatite C. Quant aux tumeurs des voies biliaires, elles sont encore plus rares, mais leur fréquence augmente également dans les mêmes proportions.

- tumeurs du pancréas : 40 % des nouveaux cas
- tumeurs du foie : 50% des cas, dont les métastases hépatiques, qui proviennent le plus souvent d’un cancer du côlon, mais aussi d’autres localisations (sein, tumeurs endocrines…) constituent 30% et les tumeurs primitives 20%.
- tumeurs des voies biliaires extra-hépatiques : 5 %
- tumeurs endocrines : 5% des cas. Ces tumeurs proviennent des cellules du pancréas qui secrètent des hormones (insuline, gastrine…).
Le traitement de ces tumeurs requiert une approche pluridisciplinaire à laquelle participent chirurgiens, oncologues médicaux, gastro-entérologues, radiologues, nucléaristes, radiothérapeutes, anatomo-pathologistes. Ce groupe pluridisciplinaire se réunit toutes les semaines, la mise en commun des connaissances étant indispensable pour apporter à chaque patient le traitement qui correspond le mieux à sa maladie.
SYMPTOMES
Les tumeurs pancréatiques et biliaires sont généralement caractérisées par des douleurs dans la région supérieure de l’abdomen, une perte de poids et un teint jaune. Les tumeurs primitives du foie sont souvent découvertes de manière fortuite, par exemple à l’occasion d’une échographie réalisée chez un patient qui souffre de cirrhose.
Les symptômes des tumeurs endocrines varient en fonction des hormones produites par la tumeur.
FACTEURS DE RISQUE
Le cancer du pancréas peut avoir une origine héréditaire. Il peut également provenir d’une inflammation chronique du pancréas, provoquée par l’alcool et le tabac.
Les cancers primitifs du foie font suite à une cirrhose dans 80% des cas, la cirrhose étant due aux virus de l’hépatite B ou C, ou à l’alcool, tandis que les facteurs de risque des tumeurs biliaires et des tumeurs endocrines sont mal connus.
DIAGNOSTIC
Outre les examens radiologiques traditionnels, deux techniques spécifiques sont particulièrement utiles au diagnostic de ce type de tumeurs : l’écho-endoscopie et l’octréoscan.
L’échoendoscopie est une exploration qui combine l'endoscopie à l'échographie. Une sonde d'échographie est amenée à l'aide d'un endoscope à proximité de l'organe à étudier. Elle sert à rechercher ou à explorer les lésions et les organes de voisinage. Elle permet de réaliser des prélèvements de tissu par ponction pour les étudier en cytologie. Les Cliniques universitaires Saint-Luc ont développé la technique depuis son introduction en 1986 et sont considérées comme leader européen dans ce domaine. Pour en savoir plus sur cette technique, cliquez ici .
La scintigraphie à l’octréotide marqué, l’« octréoscan® », est utilisée dans le diagnostic et l’étude de l’extension des tumeurs endocrines. Aux Cliniques universitaires Saint-Luc, le service de médecine nucléaire fut le premier en Belgique à réaliser cet examen.

TRAITEMENT
Les cancers du pancréas sont opérables d’emblée dans 15 à 20 % des cas seulement. Lorsque la tumeur présente une extension régionale, le traitement consiste en une combinaison de radiothérapie et de chimiothérapie, parfois suivie d’une chirurgie. En cas d’extension plus importante et de métastases, on se tourne vers la chimiothérapie classique et/ou les nouveaux médicaments issus de la recherche.
Dans le cancer du foie, la transplantation hépatique ouvre des perspectives de guérison complète, avec une survie égale à celle des patients greffés pour d’autres raisons qu’un cancer, soit 70-80% de survie après 5 ans. Les cancers du foie représentent actuellement 40% des indications de greffe hépatique à Saint-Luc. Lorsque la transplantation n’est pas possible, on se tourne vers d’autres traitements d‘exérèse. Ils sont basés sur la chirurgie lorsqu’elle est possible, ou des techniques de radiologie dite « interventionnelle » qui permettent soit de véhiculer le médicament actif jusqu’au site de la tumeur via les vaisseaux irriguant celle-ci, soit de brûler la tumeur à travers la peau par injection d’alcool ou émission d’un courant thermo-électrique. Cette dernière technique, dite de radiofréquence, détruit les tumeurs en provoquant une hyperthermie.
Le traitement des métastases hépatiques impose le respect de certaines règles. Leur ablation doit être complète, mais il faut également préserver une quantité suffisante de tissu sain afin que le foie puisse continuer à fonctionner normalement.
Il est désormais possible, par la technique d’ « embolisation portale », d’augmenter le volume de la partie saine de l’organe, ce qui permet une résection plus large des métastases ou la résection de métastases initialement jugées inopérables.
Les médicaments de chimiothérapie les plus récents se révèlent également très utiles dans cette situation : ils font diminuer la taille des métastases avant la chirurgie. On peut aussi avoir recours à la technique de radiofréquence.
La chirurgie constitue le traitement de choix des tumeurs endocrines et des voies biliaires, mais il n’est pas toujours possible d’y recourir. Pour les tumeurs endocrines, la radiothérapie métabolique donne des résultats prometteurs. Réalisée en Médecine Nucléaire, elle consiste à injecter des particules radioactives dirigées contre la tumeur. Elle n’est toutefois pratiquée que dans certains centres spécialisés comme l’hôpital universitaire Erasmus, de Rotterdam, avec laquelle les Cliniques universitaires Saint-Luc ont une collaboration très étroite.
Les interventions chirurgicales destinées à traiter les tumeurs hépato-bilio-pancréatiques peuvent s’avérer délicates. L’expérience qu’a acquise notre équipe chirurgicale qui réalise ce type d’intervention est déterminante.
Elle permet de mener à bien les transplantations pratiquées en cas de cancer du foie, la résection des métastases hépatiques ou les actes chirurgicaux complexes que requièrent les tumeurs endocrines et des voies biliaires.

RECHERCHE
Les tumeurs hépato-bilio-pancréatiques font l’objet de nombreuses recherches. Celles-ci visent non seulement à optimiser l’approche thérapeutique mais également à poser un diagnostic précoce en recourant à des traceurs spécifiques nouveaux, utilisés en Médecine Nucléaire dans notre centre.
La recherche aboutit aussi à la découverte de nouveaux médicaments. Ces derniers sont utilisés dans le cadre d’études internationales auxquelles notre centre participe activement afin d’offrir aux patients les médicaments les plus performants.
Enfin, dans nos laboratoires de recherche, nous étudions les mécanismes responsables du développement des cancers primitifs du foie et les effets de la chimiothérapie sur le tissu hépatique.
Tumeurs oculaires
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EPIDEMIOLOGIE

legende de la photo
Chaque pays européen compte un centre de référence en oncologie oculaire.Notre Unité d’Oncologie Oculaire a acquis une expérience majeure dans le traitement des cancers de l’œil, reconnue à l’échelon international. La grande majorité des cas de mélanome oculaire observés en Belgique lui sont donc adressés et il en est de même pour le rétinoblastome, cancer de l’œil le plus fréquent chez l’enfant (1 cas / 20.000 naissances). L’Unité d’Oncologie Oculaire accueille également des patients provenant de plusieurs pays limitrophes.
Le traitement des malades atteints de mélanome oculaire est déterminé à l’occasion de réunions pluridisciplinaires auxquelles participent ophtalmologues, radiothérapeutes, oncologues médicaux et anatomopathologistes. L’attitude optimale est ainsi définie, en fonction des caractéristiques de la tumeur, sur base des connaissances les plus récentes.
SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC
Le mélanome intraoculaire est souvent découvert de manière fortuite. En prenant naissance dans la choroïde (couche vasculaire sous la rétine), il engendre un décollement de la rétine et peut dès lors provoquer des troubles de la vision. Ceux-ci ne sont toutefois pas propres au cancer et se rencontrent dans beaucoup d’autres maladies.
Le diagnostic de mélanome intraoculaire est évoqué à l’occasion d’un examen appelé fond d’œil, permettant de visualiser la rétine et la choroïde au travers de la pupille préalablement dilatée. Ce diagnostic requiert une certaine habitude : il n’est pas toujours aisé de reconnaître « un grain de beauté » suspect.
L’image dite « ophtalmoscopique », observée à l’œil nu, et les techniques d’imagerie, plus particulièrement l’échographie et la résonance magnétique, permettent de confirmer le diagnostic dans 99 % des cas. La biopsie n’est que rarement requise.
Cette biopsie à l’aiguille, effectuée sous anesthésie locale, s’inscrit parfois dans le cadre d’un programme de recherche destiné à étudier le comportement du cancer et d’identifier certaines particularités génétiques de la tumeur qui auraient un facteur pronostique.
Il est important de diagnostiquer le mélanome oculaire à un stade précoce : l’identification rapide de lésion accroît considérablement la probabilité de succès thérapeutique.
Le mélanome de l’œil est une affection rare. Seuls quelques centres au monde ont acquis le niveau d’expérience requis pour l’identifier précocement et le traiter de façon optimale, en recourant aux techniques de pointe.
TRAITEMENT
Le traitement est instauré dans la semaine qui suit le diagnostic. De nouvelles techniques ont vu le jour au cours de ces dernières années. Elles permettent dans la plupart des cas de préserver l’œil et d’éviter l’énucléation (retrait chirurgical de l’œil).
La thermothérapie transpupillaire consiste à induire dans les tissus une température supérieure à 45 °C et inférieure à 60 °C afin de tuer les cellules du mélanome. Un faisceau laser passe par la pupille et est focalisé sur la tumeur. Cette technique est utilisée en ambulatoire et ne nécessite pas d’hospitalisation ou d’intervention chirurgicale. Les séances de thermothérapie transpupillaire peuvent, si nécessaire, être répétées. Le taux de succès thérapeutique obtenu dans l’Unité d’Oncologie Oculaire du Centre du Cancer atteint 94 %.
La radiothérapie de contact offre une alternative confortable à la chirurgie d’énucléation lorsque la taille et la localisation du mélanome oculaire ne permettent pas de recourir à la thermothérapie transpupillaire. La radiothérapie de contact, ou curiethérapie, consiste à placer, lors d’un geste chirurgical, pendant 3 à 4 jours sur la surface oculaire en contact avec la tumeur des grains radioactifs ( Iode 125) collés sur une plaque de support. En Belgique, cette technique de pointe très spécifique n’est disponible qu’à l’Unité d’Oncologie Oculaire du Centre du Cancer.
La radiothérapie de contact permet de contrôler la tumeur chez 97 % des patients. Elle peut toutefois entraîner, dans 5 à 10 % des cas, diverses complications nécessitant, in fine, une énucléation. II arrive que la radiothérapie de contact soit combinée à la thermothérapie transpupillaire pour augmenter le taux de succès thérapeutique.
Les chances de préserver une vision utile à la fin de ces traitements dépend principalement de la taille de la tumeur ainsi que de sa localisation par rapport au nerf optique et la macula (zone centrale de la rétine).
L’énucléation demeure la seule option possible lorsque la tumeur est trop large pour être traitée efficacement par une autre approche.
Les progrès réalisés dans le traitement local du mélanome oculaire n’empêchent pas toujours la survenue de récidives à distance, le plus souvent dans le foie. Ces métastases assombrissent le pronostic. Les recherches entreprises à l’Unité d’Oncologie Oculaire portent dès lors sur les traitements « adjuvants » qui, donnés en complément du traitement local de la tumeur, visent à diminuer le risque de métastases.
Une vaccination anti-tumorale pourrait s’avérer bénéfique à cet égard. Elle est actuellement évaluée dans le cadre d’une étude européenne coordonnée par notre Unité d’Oncologie Oculaire.
RETINOBLASTOME
Enfin, le pronostic du rétinoblastome, tumeur de l’œil la plus fréquente chez l’enfant, s’est également amélioré. Jusqu’il y a peu, le rétinoblastome nécessitait une énucléation. Aujourd’hui, l’administration initiale d’une chimiothérapie permet de diminuer le volume de la tumeur et de réaliser ensuite un traitement focal, par thermothérapie transpupillaire ou par radiothérapie de contact.
Tumeurs de l'oesophage et de l'estomac
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FRÉQUENCE ET FACTEURS DE RISQUE
Les cancers de l’œsophage et de l’estomac restent relativement rares par rapport à ceux du côlon et du rectum. Deux types peuvent être distingués pour l’œsophage. Le premier, appelé carcinome épidermoïde, est lié à la consommation d’alcool et de tabac. Le deuxième, appelé adénocarcinome, représente une complication rare du reflux gastro-œsophagien.
Le cancer de l’estomac se rencontre moins fréquemment aujourd’hui que dans le passé. Ceci s’explique peut-être par la diminution de la fréquence des ulcères gastriques persistants, qui en constituent le principal facteur de risque. On dispose maintenant de traitements efficaces qui permettent l’élimination de la bactérie Helicobacter pylori, cause principale des ulcères. En faisant disparaître ce germe de l’estomac, on peut éviter que les ulcères de l’estomac ne deviennent chroniques et ne dégénèrent en cancers. La présence de cette bactérie est cependant très fréquente et ne veut certainement pas dire que celui qui en est porteur sera atteint d’un cancer de l’estomac.
SYMPTÔMES
Une sensation de blocage au niveau de l’œsophage, appelée dysphagie, constitue un signal d’alarme qui impose un examen endoscopique. Le cancer de l’estomac, lui, ne provoque pas de symptômes typiques et reste donc souvent silencieux dans les stades débutants. D’autres signes, beaucoup moins spécifiques, peuvent parfois évoquer la présence de ce cancer, comme par exemple une anémie, une perte de poids inexpliquée et un manque d’appétit durable.
DIAGNOSTIC
En cas de suspicion de cancer au niveau de l’œsophage ou de l’estomac, le premier examen à réaliser est une endoscopie de ces organes, appelée « gastroscopie » ou « oesophago-gastroscopie ». Cette technique très précise est réalisée sous anesthésie locale ou légère sédation. Elle permet de visualiser directement la paroi de l’œsophage et de l’estomac et même, s’il y a une tumeur, d’en déterminer le degré d’extension locale. Pour en savoir plus sur cet examen, cliquez ici (lien vers fiche « gastroscopie »). Cet examen peut être complété par une écho-endoscopie qui permet d’apprécier l’extension locale de la tumeur. Pour en savoir plus sur cet examen, cliquez ici (lien vers fiche « écho-endoscopie »)
D’autres examens par imagerie sont souvent réalisés, comme le CT scan en radiologie conventionnelle et le PET-scan en médecine nucléaire, pour étudier l’étendue d’un cancer de l’œsophage. Pour en savoir plus sur ce dernier examen, cliquez ici.
TRAITEMENT

Chez certains patients pour qui la chirurgie serait trop mutilante ou qui sont trop fragiles pour bénéficier d’une opération dont les risques deviendraient trop élevés, la combinaison de radiothérapie et de chimiothérapie est proposée, avec des résultats très satisfaisants. Ces deux traitements s’administrent en ambulatoire, la radiothérapie en 5 ou 6 semaines et la chimiothérapie à raison de 4 cycles chacun de 3 ou 4 semaines.
La curiethérapie, un mode de radiothérapie, est pratiquée chez les personnes qui ne peuvent pas être traitées par radiothérapie externe classique. Cette méthode utilise un fil métallique d’iridium radioactif qui agit sur une courte distance (2 à 3 cm), permettant d’éradiquer la tumeur cancéreuse au niveau de l’œsophage. Cette procédure n’est pas aussi performante que la radiothérapie externe mais permet un traitement plus court qui présente moins d’effets secondaires. Elle est souvent utilisée lorsque la difficulté pour avaler (la dysphagie) est importante en raison d’une obstruction de l’œsophage par la tumeur. Une alternative dans les cas d’obstruction est la pose d’une prothèse œsophagienne (un tube glissé à l’intérieur de l’œsophage) qui permet de conserver une alimentation par la bouche. La curiethérapie et la prothèse sont d’ailleurs souvent associées pour soulager le patient de son obstruction.
Quand le cancer atteint des organes à distance de l’œsophage ou de l’estomac, c’est-à-dire qu’il est métastasé, seule la chimiothérapie peut apporter un certain bénéfice.
La prise en charge des patients exige la collaboration entre oncologues médicaux, radiothérapeutes, chirurgiens, anatomo-pathologistes et gastro-entérologues, qui se réunissent chaque semaine dans le but de prendre la meilleure décision pour chaque patient en particulier.
Tumeurs de la peau - Clinique du mélanome
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
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La Clinique du mélanome du Centre du Cancer prend en charge les patients atteints de tumeurs pigmentées malignes aussi appelées des mélanomes. Il existe différentes formes de mélanome : la plus fréquente est le mélanome de la peau, les autres sont les mélanomes des muqueuses et ceux qui atteignent l’oeil.

Plus de 1500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en Belgique. La fréquence du mélanome de la peau est en constante augmentation; et jusqu’il y a peu elle doublait encore tous les 10 ans. Le mélanome cutané est particulièrement fréquent chez les jeunes adultes.
La pierre angulaire de l’approche diagnostique et thérapeutique optimale du mélanome est la pluridisciplinarité. Dans notre centre, dermatologues, chirurgiens, oncologues et anatomopathologistes se réunissent chaque semaine dans le cadre de réunions pluridisciplinaires. Cette organisation permet de définir, sur base des connaissances actuelles, l’attitude la plus opportune pour chaque patient.
FACTEURS DE RISQUE ET DEPISTAGE
Les principaux facteurs de risque du mélanome sont un grand nombre de « naevi » ou grains de beauté, surtout s’ils sont irréguliers, et l’exposition excessive au soleil, en particulier lors de la petite enfance.
Le risque de mélanome est plus élevé quand existent d’autres cas au sein de la famille. Plusieurs recherches en cours au Centre du Cancer visent d’ailleurs à mieux comprendre les facteurs génétiques impliqués dans l’apparition de certains mélanomes.
Le mélanome apparaît le plus souvent sur peau saine, mais il peut également se développer à partir d’un « naevus » ou grain de beauté. Pour dépister précocement le mélanome, il est donc conseillé de surveiller l’apparition éventuelle d’un grain de beauté d’aspect un peu inhabituel ou les éventuels changements d’aspect d’un grain de beauté existant. Il est conseillé aux patients à risque de se rendre au moins une fois par an chez le dermatologue afin que ce dernier puisse se livrer à un examen complet.
Notre Clinique du Mélanome organise un dépistage « ciblé », destiné aux familles dans lesquelles un cas est survenu et aux sujets à risque car présentant un grand nombre de grains de beauté ou des lésions pour lesquelles la probabilité d’évolution vers le mélanome est plus élevée.
Cette surveillance a lieu tous les 6 mois par dermoscopie digitalisée. Les photographies des grains de beauté à risque sont enregistrées et comparées au fil du temps.
CONFIRMATION DU DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT
Le diagnostic de mélanome cutané est confirmé par l’examen au microscope de la lésion après son exérèse chirurgicale. Toute lésion suspecte requiert une exérèse rapide. La consultation de la Clinique du Mélanome est organisée de sorte que celle-ci puisse être réalisée immédiatement, sans devoir prendre un nouveau rendez-vous chez le chirurgien.
L’étendue de l’excision, effectuée par un chirurgien plasticien, dépend de l’épaisseur du mélanome. Le concours d’un expert en chirurgie plastique permet de réaliser l’exérèse du mélanome en préservant au mieux l’esthétique.
Le grain d beauté enlevé est ensuite analysé au laboratoire par l’anatomo-pathologiste. Cet examen détermine la nécessité ou non d’effectuer une chirurgie complémentaire pour retirer le premier relais de propagation des cellules tumorales, aussi appelé « ganglion sentinelle ».
Si l’analyse du ganglion sentinelle montre qu’il est envahi, tous les ganglions de la zone de drainage sont retirés dans un second temps opératoire.
Enfin, lorsque le mélanome, diagnostiqué trop tardivement, a entraîné des métastases, la participation à des études internationales permet de bénéficier des traitements les plus récents.
Les dépliants de la clinique du mélanome
- Qu'est-ce que le mélanome
- Dépistage
- Soins
- Informations pratiques
Tumeurs gynécologiques pelviennes
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
Discussion des dossiers tous les mercredis de 17h à 17h30Besoin d'un renseignement?
Le pelvis est localisé dans la partie inférieure de l'abdomen et contient plusieurs organes. Chez la femme, cette région anatomique comprend, entre autres, l'utérus et les ovaires. L'utérus est constitué de deux parties: une partie inférieure, le col, et une partie supérieure où se déroule la grossesse, le corps. L'endomètre est la muqueuse, ou revêtement, situé dans la cavité du corps de l'utérus.
Le cancer de l'endomètre est plus fréquent que le cancer de l'ovaire, lequel est par ailleurs plus répandu que le cancer du col de l'utérus.
SYMPTOMES, DEPISTAGE ET DIAGNOSTIC

Cancer du col de l'utérus
Il existe un examen de dépistage efficace permettant de détecter les lésions précancéreuses: le frottis cervico-vaginal.
Le frottis consiste à prélever, à l'occasion d'un examen gynécologique, des cellules superficielles du col de l'utérus. Ces cellules sont ensuite examinées au microscope. Le cancer du col de l'utérus étant d'évolution lente, un suivi gynécologique régulier permet de le dépister à un stade très précoce.
Le dépistage par frottis commence à 25 ans. L'examen est renouvelé tous les trois ans.
Le cancer du col de l'utérus est dû à un virus appelé HPV ou « human papillomavirus », transmis au cours des rapports sexuels.
L'HPV est très répandu. Il ne provoque toutefois un cancer que dans une minorité de cas. Le risque n'est toutefois pas à négliger et la vaccination contre l'HPV revêt dès lors une grande importance. Ce virus étant transmis lors des rapports sexuels, il est important de vacciner les jeunes filles le plus tôt possible, c'est-à-dire avant les premiers rapports sexuels.
A l'heure actuelle, ce vaccin est remboursé (coût public de 130 €, si intervention de l'INAMI : 10 € par injection) entre 12 et 18 ans inclus. La vaccination nécessite trois injections.
Ce vaccin pourrait éviter 70 % des cas de cancer du col. L'absence de protection à 100 % impose de réaliser ou poursuivre un dépistage même après vaccination. Pour les jeunes patientes de 16 ans et plus, l'attitude concernant la vaccination doit être discutée avec votre médecin (médecin de famille, pédiatre, gynécologue, ...).
Le cancer du col présente peu de symptômes, raison pour laquelle un suivi régulier est important. Il est diagnostiqué assez aisément au moyen du frottis et d'un examen gynécologique.
Cancer de l'endomètre
La survenue du cancer de l'endomètre est favorisée par l'obésité, l'hypertension artérielle et le diabète. Le cancer de l'endomètre se présente par des pertes de sang anormales. Si les examens sont réalisés lors des premiers symptômes, il s'agit d'un diagnostic précoce dans la plupart du temps et donc d'un bon pronostic.
Le cancer de l'endomètre apparaît généralement au-delà de 50 ans.
La réapparition de pertes de sang à la ménopause ou la survenue de pertes de sang entre les règles chez une femme qui n'est pas ménopausée est parfois révélatrice. Ces manifestations justifient une consultation médicale qui permettra de poser rapidement un diagnostic.
Le diagnostic de cancer de l'endomètre est posé grâce à un examen biopsique : une petite partie de la zone suspecte est prélevée et examinée au microscope. Le prélèvement a lieu à l'occasion d'une « endoscopie », ou plus précisément, d'une « hystéroscopie », examen qui consiste à introduire par le vagin un guide équipé d'une petite caméra à son extrémité.
Cancer de l'ovaire
Il n'existe pas à proprement parler de facteur de risque du cancer de l'ovaire. Si des facteurs génétiques peuvent intervenir, la plupart des cas surviennent chez des femmes sans antécédents particuliers, à la ménopause ou au-delà.
Le diagnostic du cancer de l'ovaire à un stade précoce n'est pas aisé. L'affection peut se traduire par des douleurs abdominales. La confirmation du diagnostic requiert une biopsie réalisée à l'occasion d'une « laparoscopie » ou « coelioscopie ». Cette technique peu invasive permet de visualiser l'intérieur de l'abdomen et d'y réaliser des prélèvements ou des traitements chirurgicaux, sans ouvrir la paroi abdominale. Elle augmente le confort des malades et diminue la durée de la convalescence.

TRAITEMENT
Le traitement du cancer de l'endomètre consiste généralement en une hystérectomie ou ablation complète de l'utérus. Au Centre du Cancer, cette intervention est réalisée depuis de nombreuses années par laparoscopie. L'ablation de l'utérus par laparoscopie, ou coelioscopie, permet de limiter la durée d'hospitalisation à environ quatre jours. Elle requiert un apprentissage spécifique et une grande expérience.
Les cancers de l'endomètre étant diagnostiqués précocement chez les femmes qui se soumettent à un examen gynécologique régulier, ils ne nécessitent généralement pas de traitement complémentaire. Une radiothérapie focalisée sur le petit bassin est parfois entreprise lorsque la tumeur présente un risque de récidive.
Le cancer du col est également traité par une hystérectomie, généralement plus étendue dès lors qu'elle s'accompagne souvent de l'ablation des ganglions avoisinants. La radiothérapie associée à la chimiothérapie complète dans certains cas le geste chirurgical. L'identification précise des limites de la tumeur permet également de mieux cibler une éventuelle radiothérapie complémentaire.
Certaines femmes souhaitent préserver leur fertilité. Une ablation partielle de l'utérus, lorsqu'elle est possible, vise à répondre à ce souhait. La mise au point, qui repose en grande partie sur l'endoscopie, permet de préciser l'étendue du cancer et de statuer sur la possibilité de maintenir en place une partie de l'utérus, sans enlever l'organe dans sa totalité.
Enfin, le traitement du cancer de l'ovaire repose généralement sur la combinaison de la chirurgie et de la chimiothérapie.
Les nouvelles thérapies ciblées sont utilisées dans le cadre de larges études internationales auxquelles les centres de référence, comme le Centre du Cancer, prennent une part active.
Un traitement optimal requiert une approche pluridisciplinaire
L'association fréquente des différentes armes thérapeutiques que sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie illustre la nécessité de définir correctement les caractéristiques du cancer. Cette démarche permet d'établir le programme de soins et la séquence des différents traitements. Elle requiert le concours de spécialistes en imagerie ou en microscopie capables d'apprécier l'agressivité du cancer et son étendue.
Les réunions multidisciplinaires hebdomadaires organisées au Centre du Cancer concernent donc tous les spécialistes impliqués dans le diagnostic et le traitement des tumeurs gynécologiques. Elles permettent de dégager l'attitude thérapeutique la plus appropriée à chaque patiente, en conformité avec les standards de soins actuels.
PRESERVATION DE LA FERTILITE ET TRAITEMENTS ANTICANCEREUX
Les traitements anticancéreux, quelle que soit la localisation de la tumeur, se révèlent parfois délétères pour la fertilité des femmes. La cryopréservation de tissu ovarien réalisée au Centre du Cancer permet de pallier cet inconvénient. Elle consiste à prélever un fragment d'ovaire et à le congeler avant d'instaurer le traitement anticancéreux potentiellement délétère pour la fertilité. Au terme de ce traitement, le fragment d'ovaire est ré-implanté par coelioscopie. Pour en savoir plus sur cette technique, cliquez ici.
Tumeurs du sein
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APERÇU
Le cancer du sein affecte environ une femme sur dix en Europe. En Belgique, 8.000 à 9.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Deux tiers de ces cancers surviennent après la ménopause, un tiers avant celle-ci.
L’approche diagnostique et thérapeutique du cancer du sein nécessite le concours de spécialistes multiples, qui, ensemble et pour chaque cas traité de manière individuelle, définissent la meilleure stratégie à adopter.

FACTEURS DE RISQUE
Dans 5 à 10 % des cas, la survenue du cancer du sein est influencée par des facteurs héréditaires.
Le cancer du sein peut en outre être favorisé par des facteurs hormonaux. Ainsi, la survenue précoce des menstruations et la survenue tardive de la ménopause augmente la période d’exposition aux œstrogènes. Une première grossesse tardive, l’absence de grossesse, la prise d’un traitement hormonal prolongé à la ménopause et l’obésité peuvent également jouer un rôle favorisant.
SYMPTOMES ET DEPISTAGE
Au début, le cancer du sein ne provoque pas de symptômes. Il est diagnostiqué à l’occasion du dépistage. Plus tard, il peut se manifester par un petit nodule, une douleur, une modification de couleur, une rétraction du mamelon…
Le programme de dépistage mis sur pied en Belgique est destiné aux femmes de 50 à 69 ans et est basé sur une radiographie des seins, ou mammographie, tous les deux ans.
Ce « Mammotest » est un examen de base, destiné aux femmes sans facteurs de risque particuliers.
Si de tels facteurs sont présents, la stratégie de dépistage est quelque peu différente. Ainsi, les femmes qui présentent une affection bénigne du sein bénéficient d’un bilan plus complet comprenant en plus une échographie, voire une IRM.
Dans notre centre, nous offrons également aux femmes la possibilité de bénéficier directement de ce bilan complet, à la demande de leur gynécologue ou médecin traitant.
La surveillance est annuelle entre 40 et 50 ans. Au-delà de 60 ans, elle a lieu tous les deux ans.
Le cancer du sein débutant ne donne pas de symptômes. Le dépistage est donc très important.

TRAITEMENT
Le traitement est discuté dans le cadre de réunions pluridisciplinaires dès lors qu’il peut comporter un acte chirurgical, une chimiothérapie, une hormonothérapie ou de la radiothérapie. Ces options sont du reste souvent combinées et varient en fonction du type de cancer. Il est donc important que l’ensemble des spécialistes choisisse l’attitude la plus adéquate en tenant compte des caractéristiques de la tumeur et de son extension.
En cas d’option chirurgicale, l’intervention est la plus conservatrice possible. Elle est parfois précédée d’une chimiothérapie. Après la chirurgie, l’équipe pluridisciplinaire se réunit à nouveau pour décider de la suite du traitement : radiothérapie, chimiothérapie avec ou sans radiothérapie, traitement hormonal…
Des études en cours ont pour objectif de mieux identifier les facteurs qui permettraient de sélectionner les femmes chez lesquelles une chimiothérapie se révélera pleinement efficace. Certains facteurs, comme la taille de la tumeur ou son agressivité, sont en partie connus. Une étude européenne à grande échelle a maintenant pour objectif de déterminer l’intérêt des profils génétiques. L’équipe pluridisciplinaire en charge du cancer du sein y participe, comme aux études internationales qui ont trait aux nouveaux traitements. Ceux-ci rassemblent la chimiothérapie, à l’hormonothérapie, ou, plus récemment, aux thérapies capables de cibler de manière spécifique les cellules tumorales en épargnant les cellules saines avoisinantes, appelées « thérapies ciblées ».
Le traitement du cancer du sein fait appel à différents domaines dont la RECHERCHE.
La chimiothérapie peut avoir un effet néfaste sur la fertilité. Cet aspect est important à prendre en considération dès lors que le cancer du sein est susceptible d’affecter la femme jeune. Diverses techniques, comme par exemple la cryopréservation, permettent aujourd’hui de préserver la fonction des ovaires et les chances de grossesse. Ces techniques ont été développées par l’équipe pluridisciplinaire de Cliniques universitaires Saint-Luc en charge de la stérilité et sont proposées aux patientes traitées dans notre centre.
Enfin, la reconstruction du sein après ablation de la tumeur revêt également une grande importance. Elle nécessite le concours de chirurgiens esthétiques familiers des techniques modernes permettant de mener à bien des interventions parfois complexes.
Vue de face et de profil après injection péritumorale.
UN NECESSAIRE SOUCI D’EXCELLENCE : L’ITINERAIRE CLINIQUE

Les outils aujourd’hui à disposition dans le diagnostic et le traitement du cancer du sein sont à la fois performants et complexes. Aussi leur utilisation impose-t-elle un contrôle de qualité.
Un tableau de bord comportant différents indicateurs permet de s’assurer que les traitements choisis sont les bons. Les données concernant le nombre et les types de traitements chirurgicaux, l’incidence des récidives et celle des complications liées à la chimiothérapie ou à la radiothérapie sont conservées et régulièrement analysées.
La chirurgie est également évaluée sur base de plusieurs critères.
L’examen des données recueillies permet de comparer l’activité de l’équipe pluridisciplinaire avec celle des autres centres de référence internationaux et de s’assurer que la stratégie suivie n’est pas associé à un nombre anormal d’effets indésirables, de complications ou de récidives.
Enfin, des prescriptions européennes ont été définies en matière de diagnostic et de traitement du cancer du sein. Elles ont trait à l’itinéraire clinique que chaque patiente est en droit d’attendre. Ainsi, selon ces prescriptions, toute femme ayant un cancer du sein doit être prise en charge dans le mois qui suit le diagnostic. Des délais sont également définis pour les différentes étapes de la mise au point et pour l’enchaînement des traitements. Le respect de ces normes est important car il a une influence sur l’évolution de la maladie : un retard dans l’instauration du traitement peut avoir un effet délétère. Répondre aux normes européennes permet donc d’optimiser l’itinéraire clinique de la patiente.
Des contrôles sont indispensables pour garantir la qualité des soins dispensés
LA CONSULTATION MULTIDISCIPLINAIRE
Les spécialistes de notre Clinique du sein (gynécologues, oncologues médicaux, radiothérapeutes) consultent tous ensemble en un lieu unique une fois par semaine. Au préalable, chaque cas est analysé et discuté lors d’une réunion hebdomadaire du groupe de concertation multidisciplinaire (radiologie, anatomopathologie, chirurgie plastique et reconstructrice et les spécialités précitées) qui se déroule juste avant la consultation commune. La psychologue est aussi présente lors de cette consultation multidisciplinaire pour les patientes qui le souhaitent. Cette démarche permet une approche et une appréhension globales de la prise en charge de cette maladie.
La consultation multidisciplinaire du cancer du sein a lieu le mercredi de 17 h 30 à 20 h 30 à l’étage -1 A4, polyclinique. Pour un rendez-vous ou second avis : 02/764 18 18 (Chantal Parent, secrétaire) ou 02/764 42 98 (Aude Gilquin, coordinatrice de soins oncologiques) ou 02/764 42 19 (Suzie Winston, coordinatrice de soins oncologiques). |
Pour en savoir plus sur la consultation multidisciplinaire, cliquez ici
Tumeurs du système nerveux central
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
Discussion des dossiers tous les lundis de 9h15 et 11h45Besoin de renseignement?
APERÇU
On distingue le système nerveux central (SNC), composé du cerveau, du cervelet et de la moelle épinière et le système nerveux périphérique, fait de l’ensemble des nerfs qui parcourent le corps ainsi que des structures qui entourent le système nerveux. Les tumeurs du système nerveux sont rares : leur fréquence ne dépasse pas les quarante à soixante pour cent mille. La majorité d’entre elles, surtout celles du système nerveux central, sont malignes. En Belgique, ce type de tumeur représente moins de 2 % de l’ensemble des cancers. Chez l’enfant, les tumeurs du SNC constituent la première cause de mortalité par cancer. Les causes responsables du développement de ces tumeurs restent majoritairement inconnues. Les rayonnements ionisants se situent en premier rang des facteurs de risques des tumeurs cancéreuses. L’impact des ondes émises par les téléphones cellulaires sur notre cerveau est débattu dans la communauté scientifique.

SYMPTOMES
Quatre signes peuvent évoquer une tumeur au niveau du cerveau: une hypertension intracrânienne (maux de tête, nausées, vomissements et altérations visibles à l’examen du fond de l’œil), des manifestations d’épilepsie, des déficits moteurs (faiblesse dans une partie du corps) et des troubles cognitifs (troubles de la mémoire et confusion). Pas de panique toutefois : l’immense majorité des maux de tête, par exemple, n’a rien à voir avec les tumeurs du cerveau. Des picotements ou une perte de force dans un membre ou plusieurs membres ou dans un segment du corps constituent des signaux d‘appel d’une tumeur du système nerveux périphérique mais ces signes peuvent aussi survenir dans bien d’autres affections.
DIAGNOSTIC
Outre les examens classiques d’imagerie médicale et l’analyse au microscope des tissus prélevés, l’outil de choix pour le diagnostic des tumeurs du SNC est l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette technique non invasive et sans effets secondaires fournit des images de grande précision en 2D et parfois même en 3D. D’autres techniques d’imagerie complémentaires existent, tel que le Pet Scan, et aident à planifier au mieux l’intervention chirurgicale à visée diagnostique et/ou thérapeutique.
TRAITEMENT
Les patients souffrant d’un cancer au niveau du SNC sont pris en charge par une équipe multidisciplinaire où neurochirurgiens, neuroradiologues, neuroendocrinologues, neurologues, oncologues médicaux, anatomopathologistes et radiothérapeutes abordent ensemble le cas de chaque patient afin de déterminer le traitement le mieux adapté à chaque situation.
Le traitement premier de la plupart des tumeurs primitives du cerveau est la chirurgie. Plus de 200 patients sont opérés chaque année aux Cliniques universitaires Saint-Luc, pour des tumeurs malignes et bénignes du système nerveux. Dans cette institution, a été élaboré un complexe chirurgical ultra-moderne, qui restera encore pour plusieurs années au moins au top mondial. Une salle d’IRM à très haut champ est couplée à la salle de neurochirurgie. Cela permet de vérifier la qualité de l’intervention alors même qu’elle n’est pas terminée.
Les techniques chirurgicales ont bien évolué ces dernières années. La neuro-navigation, utilisées depuis 11 ans, permet de pratiquer une chirurgie assistée par ordinateur. L’appareil projette les données dans les oculaires du microscope dont le chirurgien se sert pour opérer. C’est un peu comme le GPS du chirurgien. On peut ainsi localiser une lésion avec grande précision et connaître exactement, via l’écran de l’ordinateur, la position des instruments du neurochirurgien dans le cerveau du patient et déterminer très précisément le chemin vers la cible choisie. Cette technique est utilisée essentiellement pour les pathologies nécessitant une précision millimétrique, comme lorsqu’on opère les tumeurs cérébrales. Les bénéfices de cette méthode chirurgicale pour le patient sont importants car son confort est nettement amélioré. De plus, grâce à la précision millimétrée de ces interventions, on arrive à mieux cibler la zone d’intervention à pratiquer des ouvertures plus petites. Les risques sont donc limités, le réveil est plus rapide et la durée d’hospitalisation est moins longue.
Un équipement unique au monde est constitué d’une salle d’IRM à très haut champ couplée à la salle de neurochirurgie. La neuro-navigation est devenue une pratique courante.

Souvent la tumeur ne peut être retirée complètement de part son infiltration et le risque d’imposer des séquelles trop importantes au patient. Une radiothérapie post-opératoire est dès lors souvent indiquée. Grâce aux développements de l’imagerie et de l’informatique, le volume à traiter ainsi que les organes à risque sont délimités précisément permettant la mise en place (en 3 dimensions) des faisceaux d’irradiation de telle manière à délivrer une dose homogène au volume tumoral tout en protégeant les tissus sains avoisinants. En neuro-oncologie, la technique d’irradiation par le Hi-Art de Tomothérapie est principalement utilisée pour traiter les tumeurs de la base du crane. Cet appareil permet d’une part une irradiation encore plus ciblée et d’autre part une très haute précision de traitement. Seuls quelques centres, dont le nôtre, possèdent cet appareil en Belgique. Pour en savoir plus sur le Hi art, cliquez ici .
L’apparition de nouveaux agents de chimiothérapie efficaces dans le traitement des tumeurs cérébrales a modifié radicalement le traitement de ces cancers. Ces chimiothérapies peuvent être administrées concomitamment à la radiothérapie dans le traitement de certaines tumeurs ou en complément après celle-ci. L’administration de ces chimiothérapies augmente la survie des patients mais également leur qualité de vie.
Une autre révolution dans le traitement des tumeurs malignes du cerveau est l’arrivée des thérapies ciblées. Certains médicaments détruisent spécifiquement les cellules tumorales en interagissant avec des récepteurs exprimés sur les cellules tumorales ou leurs ligands (Anti-EGF). D’autres molécules ciblent spécifiquement les vaisseaux qui nourrissent les tumeurs (Anti-VEGF).
Un autre axe de développement est l’identification de signature génétique comme facteurs pronostic et prédictif de la réponse à une chimiothérapie (méthylation de la MGMT, perte chromosomique : 1p19q).

RECHERCHE
Les recherches en oncologie de l’équipe de neuroradiologie du département d’imagerie médicale portent principalement sur deux thèmes. Le premier est la définition de la meilleure cible de biopsie cérébrale afin de guider le neurochirurgien dans son geste et de pouvoir déterminer le plus précisément possible le grade d’une tumeur avant traitement. Le second thème est de préciser en cours de traitement les effets thérapeutiques de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie afin d’adapter le traitement en fonction des résultats. Dans ces deux thèmes, l’imagerie de perfusion est le centre de nos recherches : une imagerie par résonance magnétique d’un millier de coupes, acquise en une minute pour déceler le degré de néo-vascularisation tumorale.
Tumeurs de la tête et du cou
Réunion de Concertation Multidisciplinaire
Discussion des dossiers tous les deux vendredis de 17h30 à 19h30Besoin de renseignements?
Clinique de cancérologie Cervico-Maxillo-Faciale

APERÇU
Nous distinguons deux groupes dans les cancers « tête et cou ». Le premier groupe, le plus important, regroupe les cancers la cavité buccale, du pharynx et du larynx. Ces cancers représentent 90 % des tumeurs « tête et cou ». Ils sont favorisés par le tabac et l’alcool.
Les 10 % restants sont des tumeurs plus rares, situées dans les fosses nasales ou dans les sinus, ou dans les glandes salivaires. Enfin, une forme particulière de cancer situé au niveau de l’arrière des fosses nasales, le cancer du nasopharynx, se rencontre essentiellement dans les pays asiatiques ou dans le bassin méditerranéen est souvent provoqué par un virus, l’Epstein Barr virus, qui infecte les patients au cours des premières semaines de vie.
Les cancers de la tête et du cou, plus rares chez la femme, représentent environ 7 % des cancers observés chez l’homme. En Belgique, leur incidence annuelle oscille entre 1.500 et 2.000.
Leur traitement est complexe. Il dépend des caractéristiques de la tumeur qui guident le choix entre la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et les nouveaux médicaments qui ciblent de manière spécifique le cancer. Définir la meilleure stratégie suppose une concertation entre les médecins spécialisés dans ces différents domaines et rassemblés au sein d’une équipe multidisciplinaire.
FACTEURS DE RISQUE
La grande majorité des cancers « tête et cou » sont liés au tabagisme et à une consommation excessive d’alcool.
Si une consommation légère d’alcool ne comporte pas de réel danger en matière de cancer, le risque augmente considérablement en cas d’absorption de quantités importantes (une bouteille de vin, dix à quinze bières par jour…).
Un tabagisme important et une consommation excessive d’alcool, lorsqu’ils sont couplés, n’ont pas simplement un effet additionnel : le risque est multiplié par un facteur 5 à 10.
SYMPTOMES
Les manifestations des cancers de la tête et du cou sont plutôt tardives et dépendent de la localisation de la tumeur. Une voix rauque persistante est parfois le signe d’une atteinte localisée au larynx. Une lésion de l’arrière-gorge (pharynx) peut donner lieu à des difficultés ou à des douleurs au moment de la déglutition.
Des plaintes dentaires, une gêne au contact des aliments et des troubles de l’élocution sont parfois liés à une atteinte de la cavité buccale. Une angine qui ne guérit pas malgré un traitement antibiotique bien conduit doit éveiller l’attention. Parfois, le cancer se traduit par l’apparition d’un ganglion non douloureux à hauteur du cou.
En définitive, les symptômes des cancers de la tête et du cou sont généralement, au début, peu spécifiques : ils sont observés dans des pathologies autres que le cancer. Une consultation permettra d’en préciser l’origine. Malheureusement, les signes d’appel sont souvent négligés de sorte que deux tiers des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé.
TRAITEMENT

Les tumeurs de petite taille ou de taille moyenne sont traitées par chirurgie ou radiothérapie. Leur probabilité de guérison est élevée et les conséquences de l’acte thérapeutique sont peu importantes : la voix est généralement préservée et la prise des repas après l’intervention thérapeutique est rapidement aisée.
Le choix entre chirurgie et radiothérapie fait suite à une discussion multidisciplinaire au cours de laquelle le chirurgien et le spécialiste en radiothérapie définissent, avec l’aide des experts qui ont identifié les caractéristiques du cancer (sa taille, son agressivité…) l’approche la plus appropriée. Les souhaits du patient sont également pris en compte : les modalités des deux traitements, telle la durée de ce traitement ou la nécessité d’une hospitalisation, sont quelques peu différentes, ce qui peut avoir un impact sur l’activité professionnelle.
Un suivi régulier est indispensable dès lors que le risque d’apparition d’une autre tumeur dans la même région reste présent. Sans compter que le tabagisme et la consommation exagérée d’alcool, s’ils persistent, augmentent le risque de cancer du poumon et de cancer de l’œsophage.
Les cancers plus avancés requièrent la plupart du temps un traitement combiné par chirurgie et radiothérapie. Toutefois, il arrive fréquemment que le traitement proposé soit une association de la radiothérapie couplée à la chimiothérapie ou à l’administration de médicaments capables de cibler de manière spécifique la tumeur. Ces associations visent à augmenter l’efficacité de la radiothérapie.
Le choix entre les différentes options tient compte à la fois de leur efficacité et de leurs conséquences fonctionnelles. En cas de tumeur avancée du larynx, il peut s’avérer préférable d’opter pour une radiothérapie accélérée ou intensive, associée à la chimiothérapie ou à des médicaments, plutôt que pour une ablation complète du larynx. Les deux options ont une efficacité égale mais la première permet de mieux préserver la voix.
Pour les tumeurs de la cavité buccale, la chirurgie suivie de reconstruction est souvent plus indiquée dès lors que la radiothérapie au sein de la cavité buccale peut entraîner des complications osseuses.

RECHERCHE ET INNOVATION
Le traitement des cancers de la tête et du cou connaît des avancées sur tous les fronts. Les chirurgiens développent des techniques innovantes non seulement pour procéder à l’ablation de la tumeur mais également pour reconstruire l’organe mutilé. Dans le domaine de la radiothérapie, la tomothérapie permet aujourd’hui d’irradier la tumeur avec une grande précision, ce qui permet le recours à des doses très élevées pour traiter le cancer tout en préservant les tissus sains avoisinants.
Nos experts du groupe multidisciplinaire « tête et cou » ont publié des recommandations concernant la manière de déterminer le volume tumoral à irradier. Ces recommandations ont été validées et sont aujourd’hui utilisées à l’échelon international.
Enfin, les traitements médicamenteux ne sont pas en reste. De nouvelles molécules agissent spécifiquement sur les cellules cancéreuses, ce qui conduit à la fois à un gain important en efficacité et à une diminution de la toxicité. Les nouveaux traitements médicamenteux sont très prometteurs en association avec la chimiothérapie ou la radiothérapie. Ils sont utilisés dans le cadre d’études que notre centre mène en collaboration avec d’autres centres de référence, en Europe ou aux Etats-Unis.
>> Clinique de cancérologie cervico-maxillo-faciale
Tumeurs thoraciques et pulmonaires
APERÇU
Le cancer du poumon fait partie des trois cancers les plus fréquents. Il est la cause du décès d’un homme sur dix en Belgique. Sa fréquence augmente chez la femme et il est, dans la grande majorité des cas, provoqué par le tabac.
En Belgique, le nombre annuel de nouveaux cas est de l’ordre de 6.000.
Il existe deux types principaux de cancer du poumon, le cancer dit « non à petites cellules » et le cancer « à petites cellules ». Il est utile de les distinguer car ils présentent des différences importantes en termes de traitement et de pronostic.
La répartition est de 80 % pour le cancer non à petites cellules et de 20 % pour le cancer à petites cellules. La fréquence de ce dernier, qui est généralement plus agressif, tend à diminuer depuis une vingtaine d’années.
Tous les cas de cancer du poumon traités au Centre du Cancer des Cliniques universitaires Saint-Luc sont discutés à l’occasion de réunions hebdomadaires pluridisciplinaires. Ce groupe comprend les spécialistes suivants : pneumologues, oncologues médicaux, anatomo-pathologistes, spécialistes en imagerie médicale qui ont pour tâche de préciser l’extension de la tumeur, chirurgiens, radiothérapeutes, les coordonateurs de soins oncologiques, … Cette approche permet, en mettant en commun les compétences, d’adopter l’attitude la plus appropriée pour chaque patient, en conformité avec les progrès les plus récents de la médecine.
Le cancer du poumon est la première cause de décès liée au cancer.
FACTEURS DE RISQUE
Le tabac représente sans conteste le principal facteur de risque du cancer du poumon : il est en cause dans 90 % des cas. L’environnement joue également un rôle : certains cancers sont dus à une exposition à l’amiante.
SYMPTOMES
Les symptômes du cancer du poumon sont souvent tardifs et parfois trompeurs. Ils peuvent prendre la forme d’une accentuation de certains symptômes habituellement attribués au tabagisme, comme la toux ou une difficulté à respirer. L’apparition de crachats sanglants est souvent un symptôme inquiétant. Au stade débutant, l’altération de l’état général est absente. Le cancer du poumon est souvent découvert de manière fortuite, à l’occasion d’un examen radiologique.
Des études en cours évaluent l’intérêt d’un dépistage par scanner du thorax chez les sujets à risque (fumeurs de plus de 40 ans) mais le bénéfice d’une telle stratégie n’est pas, pour l’instant, clairement démontré. Ce qui souligne une fois encore l’importance de la prévention.
Le meilleur moyen de réduire au maximum le risque de cancer du poumon est de ne pas fumer.
DIAGNOSTIC
Des progrès importants ont été accomplis dans l’approche diagnostique du cancer du poumon. Les techniques d’imagerie les plus modernes sont extrêmement performantes et permettent notamment de définir de manière très précise l’extension de la tumeur, donc de la traiter de manière adéquate. Le PET scan en est une illustration. Cet examen consiste à injecter par voie intraveineuse un produit qui marque les cellules cancéreuses. Aux Cliniques universitaires Saint Luc, il est réalisé en même temps que le CT scan (PET-CT combiné), ce qui accroît encore la précision diagnostique. L’écho-endoscopie bronchique permet également d’apprécier le degré d’extension de la tumeur en réalisant une échographie au moyen d’une mini-sonde introduite dans les bronches. Effectuée sous anesthésie locale, elle ne nécessite pas d’hospitalisation.
L’échographie endobronchique permet de diminuer le recours à la médiastinoscopie, procédure chirurgicale qui consiste à examiner la région située entre les deux poumons au moyen d’une caméra introduite dans le thorax, sous anesthésie générale.
Des techniques d’imagerie performantes et peu invasives permettent d’évaluer avec précision l’extension de la tumeur et d’opter pour le traitement le plus adéquat.

PET-CT combiné
TRAITEMENT
Le traitement du cancer du poumon dépend du type histologique et du stade de la maladie.
Certains cancers limités au poumon sont traités par une intervention chirurgicale. Celle-ci vise à réséquer complètement la tumeur. Ces stades débutants ont un bon pronostic, qui peut encore être amélioré par une chimiothérapie post-opératoire. L’intervention pratiquée consiste généralement en l’ablation d’un poumon ou d’un lobe du poumon. Chez les patients dont la fonction pulmonaire est altérée en raison du tabagisme, l’étendue de la résection doit parfois être limitée, ce qui nécessite des gestes complexes et délicats, comme la réimplantation de bronches après résection d’une tumeur centrale.
Lorsque la maladie présente une extension loco-régionale mais n’a pas encore métastasé à distance, le traitement est multimodal, ce qui veut dire qu’il comporte à la fois une chimiothérapie et de la radiothérapie. Ce traitement combiné peut dans certains cas être complété par une résection chirurgicale.
Enfin, les formes étendues ou métastatiques sont traitées par chimiothérapie. Une nouvelle classe de médicaments est apparue au cours de ces dernières années. Ce sont les thérapies ciblées, ainsi nommées parce qu’elles ont une action directe sur la tumeur sans avoir les effets secondaires de la chimiothérapie conventionnelle. Les thérapies ciblées sont aujourd’hui utilisées lorsque la chimiothérapie échoue mais des études en cours évaluent l’intérêt d’y recourir d’emblée dans certains cas.
Ces études se déroulent dans des institutions de référence. Notre centre y participe, en collaboration avec d’autres hôpitaux en Europe et aux Etats-Unis.
Le cancer à petites cellules se traite principalement par de la chimiothérapie, parfois en association avec de la radiothérapie. Il est très rare de recourir à la chirurgie pour ce type de cancer.
Phases I : Toutes pathologies
Toutes pathologies

