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Dépliants Mélanome

 

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Dépliant Clinique du mélanome Dépliant informations pratiques

 

Dépliant Clinique du mélanome


Le mélanome est un cancer de la peau qui se développe à partir des cellules pigmentées appelées mélanocytes. Ces cellules permettent à la peau de bronzer. Lorsque ces cellules se regroupent, elles forment une tumeur qui peut être bénigne, c’est le naevus (ou grain de beauté), ou maligne, c’est le mélanome. Le mélanome peut se développer à partir d’un naevus, mais le plus souvent il survient à partir de mélanocytes isolés.

La plupart des mélanomes se développent à la surface de la peau, puis dans un second temps ils infiltrent les couches plus profondes de la peau. L’agressivité du mélanome dépend de son extension en profondeur. Cette extension est définie par l’indice de Clark (I à V) et l’indice de Breslow (épaisseur mesurée en millimètres au microscope).

Le mélanome est le cancer de la peau le plus agressif. Si le diagnostic est précoce, les chances de guérison totale sont grandes. Lorsque des métastases apparaissent dans des ganglions, la probabilité de guérison diminue. Ces métastases sont rarissimes dans les mélanomes débutants et leur fréquence augmente proportionnellement avec l’épaisseur du mélanome.

La prévention et le dépistage du mélanome sont essentiels !

 

Apprenez l’auto-surveillance (*).


1. Le visage, sans oublier les oreilles.

 

2. Le cuir chevelu, en vous aidant d’un sèche cheveux.

 

3. La paume et le dos des mains, sans oublier les ongles, les avant-bras.

 

4. Les coudes, les bras, les aisselles.

 

5. Le cou, la poitrine (en regardant bien sous les seins chez les femmes) et le ventre.

 

6. Dans une glace, avec l’aide d’un miroir à main, la nuque, les épaules, le dos et l’arrière des oreilles.

 

7. Les fesses et la face postérieure des cuisses.

 

8. En vous asseyant, la face antérieure des cuisses, les jambes, le dos et la plante des pieds, sans oublier les ongles et la région génitale à l’aide d’un miroir.

Vous devez pratiquer cet auto-examen rapide (10 minutes) régulièrement (2 à 3 fois par an).


(*) Méthode recommandée par “The Skin Cancer Foundation”


Qu’est -ce qui doit vous alerter ?


- Apparition d’un nouveau grain de beauté d’aspect différent et évoluant rapidement.
- Modification récente d'un grain de beauté : évaluation selon « la méthode ABCDE ».


Dans tous les cas, demandez conseil à votre dermatologue.


Il est le seul à pouvoir établir un véritable diagnostic.


A. Asymétrie
B. Bords
C. Couleur
D. Dimension
E. Évolution

 

Êtes-vous un sujet à risque du Mélanome ?


Tout le monde peut développer un mélanome. Votre risque est augmenté si vous remplissez une ou plusieurs des conditions suivantes :

- Facteurs génétiques :

  • présence de nombreux grains de beauté
  • antécédents personnels ou familiaux de mélanome

- Coups de soleil importants et répétés, en particulier avant 15 ans.
- Phototype clair : peaux, yeux et cheveux clairs.
- Bronzage artificiel par UVA (cabines)

La protection solaire reste le moyen de prévention le plus efficace.

Les protecteurs solaires sont des produits cosmétiques qui aident à mieux prévenir le risque solaire. En revanche, ils n’absorbent que partiellement les rayons du soleil et n’excluent pas les autres moyens de protection lors de toute exposition solaire.

Les bons réflexes pour prévenir le risque solaire.
Faites du T-shirt et de l’ombre vos compagnons de protection pendant les 4h d’ensoleillement maximum.
Utilisez une crème solaire de coefficient UVB suffisamment élevé et de forte protection UVA

 

Dépliant Infos pratiques


Pourquoi doit-on réaliser une ré-excision large de la cicatrice ?


Même si l’excision de votre mélanome a été complète, il existe un risque de récidive locale. Il a été démontré qu’une excision complémentaire pouvait diminuer ce risque. La grandeur de la ré-excision dépend de l’épaisseur de votre mélanome.
La taille de la ré-excision est de :
- 1/2 cm de marge pour un mélanome in situ (Clark I).
- 1 cm de marge pour un mélanome de < 2mm d’épaisseur.
- 2 cm de marge pour un mélanome de > 2mm d’épaisseur.

Cette excision complémentaire est réalisée par un chirurgien plasticien. Elle peut se faire sous anesthésie locale, mais parfois elle nécessite une technique chirurgicale particulière (lambeau, greffe,...) et impose alors une anesthésie générale.

Cette intervention doit avoir lieu dans les 6 semaines après l’excision initiale du mélanome.

Le fragment cutané est analysé à l’aide d’un microscope et généralement, aucune
cellule de mélanome n’est retrouvée. Cependant, ceci ne signifie pas que l’opération
a été inutile.


Pourquoi doit-on réaliser un suivi médical ?


Un mélanome vient d’être découvert. Vous avez été opéré et on vous invite à réaliser un suivi régulier, pourquoi ?

1. Il existe un risque de récidive de votre mélanome. Le Suivi Oncologique vise à dépister précocement toute récidive. Il consiste en un examen clinique (examen de la cicatrice et de ses alentours, palpation des ganglions,...) et en des examens radiologiques (échographie, scanner,...). Il varie en fonction du stade du mélanome. Il est trimestriel les trois premières années, ensuite semestriel les deux années suivantes, puis annuel jusqu’à la dixième année.

2. Il existe un faible risque de développer un deuxième mélanome à un autre endroit sur la peau. Le Suivi Dermatologique vise à dépister cette lésion. Ce suivi est généralement semestriel pendant les trois premières années, puis annuel à vie. Cette fréquence peut varier en fonction des facteurs de risque de chaque patient. Certains patients à haut risque bénéficieront d’un suivi par une cartographie digitalisée de l’ensemble de leurs grains de beauté. Les différentes lésions sont photographiées et enregistrées électroniquement pour pouvoir être comparées avec précision au fil des consultations. En dehors des consultations proposées, vous êtes invité à nous contacter rapidement en cas d’apparition de nodules ou de taches au niveau des cicatrices ou à n’importe quel autre endroit sur votre corps.

 

Pourquoi doit-on rechercher le ganglion sentinelle ?


Les cellules de mélanome se propagent naturellement vers la profondeur de la peau et peuvent alors envahir des vaisseaux lymphatiques et être véhiculées jusqu’aux ganglions. Le premier relais est appelé le « ganglion sentinelle ». Ce ganglion est un filtre qui fait barrière vers le reste de l’organisme. Le but de la recherche du ganglion sentinelle est de savoir si ce premier relais est envahi. Le repérage du ganglion sentinelle se fait par une méthode très simple : un produit radioactif est injecté tout autour de la cicatrice du mélanome. Après quelques heures, le produit a migré vers le ganglion sentinelle via les vaisseaux lymphatiques. Il est alors facile de le repérer : d’abord par une scintigraphie, puis plus précisément par une sonde en salle d’opération. L’excision du ganglion sentinelle nécessite une anesthésie générale. L’opération a généralement lieu en hôpital d’un jour. Le ganglion sentinelle sera recherché si vous avez eu un mélanome avec un indice de Breslow > 1mm ou s’il est inférieur mais que l’indice de Clark > III ou s’il y a une ulcération et/ou une régression importante. Si l’analyse du ganglion sentinelle montre la présence de cellules de mélanome, une seconde opération vous sera proposée afin de retirer tous les ganglions de la zone de drainage.


Quand et pourquoi doit-on réaliser des examens radiologiques ?

 

Des examens radiologiques seront réalisés lors du bilan préopératoire. Ils consistent en un Scanner du thorax et de l’abdomen voire de la région cervicale en cas de mélanome du cou ou de la face. Cet examen a pour but d’exclure une extension régionale ganglionnaire. Si tel était le cas, le geste chirurgical serait modifié et un évidement ganglionnaire serait proposé. Cet examen servira également de point de référence pour le suivi radiologique. Dans certaines situations (mélanome avec indice de Breslow > 4mm ou envahissement ganglionnaire) un PET-scan sera réalisé. Il s’agit d’une imagerie fonctionnelle de tout le corps où les régions qui consomment du sucre sont visualisées. Cet examen permet de faire un bilan d’extension et de découvrir d’éventuelles métastases. Il est complété par une Résonance Magnétique (RMN) du cerveau, car ce dernier n’est pas analysé au PET-scan. Des examens radiologiques seront réalisés dans le suivi de votre maladie. S’il n’y a pas d’envahissement ganglionnaire, une échographie de la zone de drainage sera réalisée trois mois après l’opération. Un scanner du thorax et de l’abdomen (+ cou) sera réalisé une fois par an pendant les cinq premières années. S’il y a un envahissement ganglionnaire, un suivi radiologique plus rapproché sera réalisé pendant 5 ans.


Que dois-je changer dans mon mode de vie ?


Tout ce que vous ne devez pas changer dans votre mode de vie :
- votre alimentation,
- vos médicaments habituels,
- les femmes peuvent s’épiler, se teindre les cheveux, se maquiller, appliquer de l’autobronzant,
- une grossesse n’est pas contre-indiquée, cependant nous recommandons un délai d’un à deux ans après le diagnostic.

Le comportement vis-à-vis du soleil doit être modifié afin de diminuer le risque de second mélanome et de faciliter le suivi dermatologique.

Les consignes sont donc :
- éviter le soleil entre 12h et 16h,
- le plus possible se couvrir par des vêtements (tee-shirt, bermuda ou pantalon),
- les écrans solaires d’indice maximal sont un complément à ces deux premières recommandations. L’application d’un écran total (filtre UVA et UVB, indice 30 à 50+ selon le type de votre peau) doit être renouvelée toutes les 2 heures.


Importance du dépistage familial


Nous proposons systématiquement un dépistage cutané chez tous les membres de la famille au premier degré : enfants, frères et sœurs, parents. Une minorité de mélanomes s’inscrit dans le cadre d’une maladie familiale déjà avérée et le suivi de tous les membres de la famille est alors indispensable. Nous insistons également sur la surveillance dermatologique des proches qui ont d’autres facteurs de risque (grand nombre de naevus, enfance en pays tropical, excès de soleil, peau sensible au soleil).

Le dépistage a peu d’intérêt chez les enfants en bas âge, Par contre, la protection solaire de vos enfants est extrêmement importante afin de limiter au maximum le risque de développer un mélanome au cours de leur vie adulte. Le dépistage peut commencer autour de la puberté, plus précocement dans des cas tout à fait particuliers. Le dépistage peut se faire chez tout dermatologue, mais idéalement chez un dermatologue pratiquant la dermoscopie, ou mieux encore dans une consultation spécialisée dans le dépistage des tumeurs pigmentées.

 

Il y a-t-il un traitement complémentaire après la chirurgie ?


Il existe différents traitements complémentaires qui tentent d’éviter la récidive du mélanome.
La chimiothérapie consiste à donner des médicaments généralement par voie intraveineuse qui vont détruire les cellules se divisant donc les cellules de mélanome. Aucune étude clinique n’a permis de montrer un bénéfice dans la prévention de la récidive. Mais elle a une place dans le traitement de la maladie métastasée.

La radiothérapie est un traitement local qui vise à irradier une zone contenant des cellules tumorales. Elle est proposée aux patients chez qui l’analyse au microscope à montré que des cellules tumorales se sont échappées d’un ganglion (également appelé rupture capsulaire).

L’interféron alpha que certains patients reçoivent permet seulement de retarder la récidive. Cette médication est associée à de nombreux effets secondaires (fatigue, fièvre, perte de poids, dépression,...).

Actuellement des protocoles de vaccination anti-tumorale sont en cours. La vaccination vise à stimuler l’immunité des patients pour que leurs globules blancs parviennent à détruire les cellules cancéreuses. Ces vaccinations ont déjà permis de voir régresser des tumeurs non opérables chez certains patients.

 

 

 

 

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